COMMUNIQUE DE PRESSE
Paris, Papeete, Nouméa, le 24 décembre 2009.

Le Grand observatoire de l’environnement du Pacifique Sud (GOPS) sur les rails

Le projet de Grand observatoire de l’environnement et de la biodiversité terrestre et marine du Pacifique Sud (GOPS) a franchi des étapes majeures en cette fin 2009 : son premier comité directeur s’est déroulé mardi 8 décembre à Paris, tandis qu’un atelier de travail a réuni à Nouméa quatre des onze institutions partenaires.

Fédérer les activités de recherche dans le Pacifique, mutualiser les dispositifs, renforcer la lisibilité : tels sont les objectifs du Grand Observatoire de l’environnement et de la biodiversité terrestre et marine du Pacifique Sud (GOPS).
Annoncé lors des Assises de la recherche française en mars 2009, à Papeete (Polynésie française), cette initiative sans précédent pour la recherche française est maintenant devenue une réalité en franchissant début décembre deux étapes majeures.

Premier Comité directeur

Le premier comité directeur du Groupement d’intérêt scientifique (GIS) s’est tenu mardi 8 décembre à Paris, en visioconférence avec Nouméa et Papeete où se trouvaient les représentants des établissements du Pacifique membres du GOPS. Les premières décisions du Comité Directeur ont été d’élire Jean-Charles Pomerol, président de l’Université Pierre et Marie Curie à sa présidence et de nommer Bernard Pelletier, géologue, Directeur de recherche à l’IRD, directeur du GIS. Les autres décisions ont été l’approbation du projet de convention constitutive du GIS, l’accueil de deux nouveaux membres, l’Institut Louis Malardé (Polynésie française) et l’Université Montpellier 2, ainsi que l’établissement de l’agenda des six prochains mois. Le second comité directeur, qui devrait se tenir à la fin du premier trimestre 2010, devra arrêter les moyens du GIS, l’IRD s’étant dès maintenant engagé à compléter son apport de deux postes budgétaires par un crédit d’amorçage de 150.000 euros.

Un atelier de réflexion stratégique

Deuxième avancée du projet GOPS : l’organisation à Nouméa, les 7 et 8 décembre, d’un atelier de réflexion réunissant des représentants de 4 des organisations membres du GOPS. Autour de la table : 25 scientifiques spécialisés dans diverses thématiques de recherche, représentants 4 des institutions membres du GOPS dans le Pacifique (l’Institut de recherche pour le développement, l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), l’Institut agronomique calédonien (IAC) et l’Université de la Nouvelle-Calédonie (UNC)). Tous ont planché sur un document initial présentant un état des lieux des projets, des moyens et des dispositifs de la recherche française dans le Pacifique. Il comprend notamment un inventaire des réseaux régionaux d’observatoires de la région, une liste des plateformes existantes —par exemple, pour la réalisation de calculs intensifs en océanographie—, ainsi qu’une compilation des programmes de recherche. L’atelier a permis de définir les questions à traiter, d’en faire émerger d’autres et de formuler des recommandations sur la nature et le positionnement du GOPS, la structuration des axes scientifiques, l’établissement des « objectifs opérationnels », ainsi que la formation universitaire.

Un consortium d’observatoires de recherche

Le GOPS est un observatoire de recherche, « un consortium d’observatoires existants ou en devenir » qui permettra de renforcer la mutualisation des moyens entre ses membres en incluant l’ensemble des dispositifs existants. Il diffère des observatoires locaux destinés à répondre aux problématiques de gestion environnementale, comme l’ŒIL en Nouvelle-Calédonie, par exemple.
Le GOPS a pour vocation de s’adresser à des questions scientifiques « à l’échelle globale et régionale », « de long terme » liées aux métiers d’observation. Dans ce cadre, deux projets de services d’observation et d’expérimentation pour la recherche en environnement sont attendus en Nouvelle-Calédonie : l’un porte sur la mise en place de stations d’observations des bassins versants, de la mangrove et du lagon, le second sur le milieu hauturier. Une des activités principales du GOPS portera d’une part sur l’acquisition de données (des réseaux et stations d’observation par exemple) et, d’autre part, sur la gestion et la diffusion des données scientifiques.

Concernant les axes de recherche, les participants de l’atelier ont proposé quatre axes scientifiques : « Observations des systèmes marins », « Biodiversité terrestre insulaire », « Variabilité, changements climatiques et aléas naturels ». Le quatrième porte sur les « évolutions et la transformation des modes d’usage et de gouvernance des ressources naturelles dans le Pacifique sud ». Il doit faire émerger les questionnements en sciences humaines et sociales et constituer un véritable observatoire dans ce domaine.

Une présentation de ces travaux a été faite au comité directeur qui a validé les prochaines étapes de la mise en œuvre opérationnelle du GOPS : poursuite des discussions afin de proposer un livre blanc et un plan d’action lors d’un séminaire prévu au printemps 2010 à Papeete, présentation aux collectivités pour une appropriation du projet en termes de protection de la biodiversité, surveillance et veille environnementales, de conservation et valorisation du patrimoine naturel, élargissement à d’autres établissements de la région Pacifique, notamment les universités étrangères.

Contacts :
Régis Hocdé, regis.hocde@ird.fr
Christian Marion, christian.marion@ird.fr