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Archives 2008

Le centre IRD de Nouméa organise au second semestre 2008 deux colloques internationaux :

 

Colloque sur la Ciguatera et les Biotoxines associées

27 au 31 octobre 2008

 

Gambierdiscus toxicus

http://www.ird.nc/ciguatera/


Seront exposés les résultats récents de la recherche sur la ciguatéra, sans oublier les facteurs environnementaux, les organismes en cause, les aspects socio-économiques et médicaux

Contact : ciguatera@noumea.ird.nc

 

 

5ème CIPAM, Colloque International sur les Plantes Aromatiques et Médicinales des régions d’outre-mer

3 au 6 novembre 2008

 

Xanthostemon aurantiacus (Myrtaceae)

http://appam/univ-nc.nc/

 

Cette manifestation rassemble tous les deux ans des participants venus des départements, territoires, pays, communautés ou régions d’outre-mer. Elle a pour but la promotion de la connaissance et de la valorisation des plantes médicinales, aromatiques de ces régions.

Seront abordés les thèmes suivants :

- substances naturelles d’origine terrestre et leur bioactivité,

- ethnopharmacologie,

- parfums et cosmétiques,

- substances tinctoriales,

- législation et valorisation économique des plantes aromatiques et médicinales,

- plantes ornementales.

Ventilago pseudocalyculata (Rhamnaceae)

Contact : cipam5@noumea.ird.nc

 

Symposium International de télédétection

SPIE - Asia-Pacific Remote Sensing

Nouméa, du 17 au 21 Novembre 2008

 

Un évènement co-organisé par SPIE avec le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, la Communauté du Pacifique Sud et l'IRD.


Les symposiums de SPIE sont connus et bien représentés sur la scène internationale. Voir :

http://spie.org/x306.xml

Un colloque SPIE a lieu tous les 2 ans dans un pays différent.

Le symposium de novembre prochain (300 personnes attendues) est organisé autour de 7 thématiques,

qui comporteront chacune plusieurs sessions. Voir :

http://spie.org/x18886.xml


De plus deux "workshops" seront tenus parallèlement aux sessions plénières :

* Workshop 1 : "Management of coastal and off-shore marine resources"

* Workshop 2 : "Remote sensing strategies and technics for Pacific island countries".

Ile d'Efaté / Vanuatu - Image Spot

Archives 2007

Doctoriales 2007

Nouméa, le 5 septembre 2007 : un étudiant IRD lauréat des doctoriales

Yohan Pillon, étudiant en troisième année de thèse au centre IRD de Nouméa, a reçu le prix des Doctoriales de Nouvelle-Calédonie, pour ses travaux sur la phylogénie des Cunoniacées et leurs capacités d’adaptation aux sols métallifères. Il est dirigé dans ces études par Jérôme Munzinger (IRD) et Hamid Amir (UNC). Le Prix décerné correspond à la somme de 250.000 CFP (2.095 EUR), destiné au financement d’un billet d’avion pour participer à un colloque à l’étranger.

 

Ces doctoriales, qui se sont déroulées du 30 au 31 août à l’amphithéâtre de l’Université de la Nouvelle-Calédonie, ont constitué l’occasion pour les doctorants de présenter, en un temps limité, l’état d’avancement de leurs travaux devant un comité d’experts issus du monde universitaire et de la recherche. Au total, 27 doctorants y ont participé, principalement dans le domaine des sciences environnementales ou médicales (21 exposés), les sciences humaines et sociales ou les sciences dures étant moins traitées (respectivement 4 et 2 exposés).


Yohan Pillon dans l'herbier du centre IRD de Nouméa


Projet d'inscription des lagons de Nouvelle-Calédonie au patrimoine de l'humanité


Reconnu par la communauté internationale comme un « hot spot » de la biodiversité planétaire, le récif corallien de Nouvelle-Calédonie est dans un excellent état de conservation et mériterait d’être inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Ce projet a été initié en 2001 par des associations locales de protection de l’environnement.
Le dossier d’inscription au patrimoine mondial des récifs coralliens a été présenté au comité des biens français du patrimoine mondial, réuni le 22 novembre 2006 au ministère de la culture à Paris. Ce comité a donné à l’unanimité un avis très favorable pour que ce projet soit déposé par la France à l’UNESCO avant le 31 janvier 2007.
L’évaluation du dossier a été réalisée par M. Dan Laffoley, expert pour l’UICN, qui s’est rendu en Nouvelle-Calédonie en novembre 2007. La décision d’inscrire ou non les lagons de Nouvelle-Calédonie sur la liste du patrimoine mondial sera rendue en juin 2008.
Pour en savoir plus : site de l’IFRECOR Nouvelle-Calédonie :

http://www.ifrecor.nc/

 

Archives 2006

 

Expédition scientifique SANTO 2006 : départ de la seconde équipe


A bord de l’Alis, le navire océanographique de l’IRD, la seconde équipe de scientifiques partira mercredi 6 septembre à Santo, au Vanuatu, pour participer à l’une des plus grandes explorations scientifiques sur la biodiversité.

Biodiversité: un terme désormais popularisé, mais qui recouvre une réalité encore méconnue. Ce ne sera peut-être plus le cas pour Espiritu Santo (ou Santo), la plus grande île de l’archipel du Vanuatu, qui accueille actuellement une importante communauté de scientifiques venus du monde entier inventorier sa faune et sa flore. L’île, préservée par son isolement, est en effet considérée comme un laboratoire grandeur nature, un bon échantillon des écosystèmes les plus riches: les forêts tropicales et les récifs coralliens.

 

Une première équipe de chercheurs du centre IRD de Nouméa est déjà une place depuis début août.Ils seront rejoints par une équipe de scientifiques, qui quitteront mercredi 6 septembre Nouméa à bord de l'Alis, le navire océanographique de l'IRD. Il s'agit d'un véritable laboratoire offshore, qui vient renforcer les moyens logistiques pour les recherches en cours.

L'expédition scientifique SANTO 2006, amorcée depuis début août seterminera en décembre. Elle a pour objectif de dresser l'inventaire de la flore et de la faune des milieux terrestres et marins de Santo. L'exploration concernera tous les habitatd de l'ile (grands fonds marins, récifs, grottes, eaux douces, montagnes, canopées forestières).

 
   
   

La Convention Internationale sur la Diversité Biologique prévoyant un partage des bénéfices liés à la connaissance de la biodiversité, la France, pays organisateur et le Vanuatu, pays hôte, ont signé un accord de partenariat. Dans ce cadre, l'inventaire complet qui sera découvert durant l'ensemble de la mission sera restitué au Vanuatu. Outre le domaine de la biodiversié, la coopération scientifique entre le Vanuatu et l'IRD porte aussi sur la volcanologie, la sismologie, les substances naturelles, la paléoclimatologie et l'archéologie.

Pour en savoir plus : voir le dossier de presse (1231 ko)

 

Fête de la Science 2006

Cette 15e édition de la Fête de la Science, organisée comme en 2005 par l’association Symbiose (de professeurs de sciences), s'est déroulée, en Nouvelle-Calédonie, durant la semaine du 2 au 7 octobre.

 

L’inauguration a eu lieu au lycée agricole de Pouembout (province Nord de la Nouvelle-Calédonie), le lundi 2 octobre, avec la projection du documentaire d'EJO Productions, "Les gardiens des plantes", réalisé en collaboration avec l'IRD. Pierre Cabalion (US 84) et Edouard Hnawia (UNC en accueil à l’IRD) ont participé au débat d’ouverture qui portait sur la question « A quoi sert la science ? ».
Le lendemain, une journée entière d'animation a été mise en place au lycée. L'IRD qui sétait déplacé, proposait une série de films documentaires et deux stands.

- Un stand Botanique sur le thème"Des racines et des mycorhizes" (participation de Marc Ducousso et Michel Lebrun, UMR 113)
- Un stand sur les Éditions IRD présentées par Mina Vilayleck et Isabelle Perin du service Information Communication du centre IRD de Nouméa.
- Une conférence sur la ciguatéra, présenté par Dominique Laurent (UR152) en collaboration avec Serge Pauillac, de l’Institut Pasteur de la Nouvelle-Calédonie. Cette conférence a été précédée de la projection du documentaire « Ciguatéra, la maladie qui gratte ».

 
 
 
 
Esplanade du Lycée Agricole de Pouembout.
 
Stand de l'IRD : Mina Vilayleck présente un jeu de mémoire sur les champignons ectomycorhiziens du Koniambo et leurs plantes hôtes.
 


Le jeudi 5 octobre de 9h00 à 16h00 la Journée Portes Ouvertes organisée au centre IRD de Nouméa a connu un certain succès auprès de 500 visiteurs scolaires, dont certains, invités pour l'événement, arrivaient en provenance du Vanuatu et de Wallis. Des classes venant de communes éloignées de Maré, Lifou (Îles Loyauté), de Yaté (Province Sud) et de Thio (côte est) étaient également présentes.
Tout au long de la journée, ces visiteurs scolaires ont eu la possibilité de s’ouvrir au monde de la recherche et des applications scientifiques.
Pour l'occasion, des visites furent guidées dans l'herbier et certains laboratoires du centre, par les chercheurs et techniciens des unités de recherche et de service de l'IRD ou de leurs partenaires IFREMER, CNRS. Des stands animés furent installés dans le hall, le parc et même sur le front de mer, selon les divers thèmes scientifiques retenus et développés.

 
 
 
 
Explications et conseils donnés par Jérôme Munzinger de l'UR Biodival pour la fabrication d'un herbier et sa bonne conservation.
 
Francis Gallois de l'US Interventions à la mer et observations océaniques faisant une simulation sur ordinateur de la récupération de données d'un marégraphe.
 

 
 
 
 
Christophe Chevillon de l'UR Camelia dévoile les mystères du grain de sable.
 
Dominique Chardon de l'Unité Cerege, animant le stand de géologie sur "ce que disent les pierres, leurs origine et formation".
 

 
 
 
 
Laure Carassou, doctorante de l'UR Coreus expliquant aux élèves visiteurs attentionnés quels sont les stades de développement des poissons et comment les étudier.
 
La caractérisation des circulations d'eau souterraine dans les massifs miniers de Nouvelle-calédonie, avec pour exemple le massif de Tiébaghi, est expliquée par Jean-Lambert Join de l'Unité Cerege.
 

 
 
 
 
Jacques Patrois de l'IFREMER détaillant les modalités de la reproduction et de l'élevage des crevettes de mer en bassin aquacole.
 
François Wadra de l'UR Adentrho a passionné son auditoire sur les méthodes utilisées pour réaliser des fouilles archéologiques.
 

 
 
 
 
UR LEGOS, départ en face du centre IRD, pour la mise à l'eau de bouées dérivantes permettant une mesure des courants.
 
Bouée dérivante.
 

Parallèlement à ces visites, en matinée et après-midi, des projections cinématographiques sur différents thèmes scientifiques terrestres ou marins se déroulèrent à l'auditorium.

 
 
 
 
En attendant la prochaine projection thématique de l'auditorium...
 
Projection à l'auditorium
 

Enfin, comme l'an passé, le public a été invité le samedi 7 à la CPS (Secrétariat de la Communauté du Pacifique), notre partenaire voisin, pour le concours des Jeunes Scientifiques. L'IRD y a également présenté un stand regroupant plusieurs disciplines.

 
 
 
 
Animation du stand IRD lors de la journée des Jeunes Scientifiques à la CPS (ici, Christophe Chevillon, Véronique Paullic et Mina Vilayleck).
 
Echantillonage de livres, magazines, journaux, revues de presse scientifiques proposé aux visiteurs par l'Information Communication du centre IRD à son stand de la CPS.
 

En conclusion, la Fête de la science 2006 a remporté un vif succès auprès des visiteurs scolaires, qui se sont déclarés satisfaits de leurs visites au centre IRD de Nouméa.

 

Une poterie millénaire sauvée des eaux

Une poterie millénaire a été retrouvée dans les fonds de Big Bay, au Vanuatu, lors d’une campagne océanographique de l’IRD. Après restauration par le Musée d’histoire maritime de Nouméa, elle a été remise au centre culturel du Vanuatu.

Plusieurs fragments d’une poterie ancienne ont été remontés à la surface lors d’une campagne océanographique à bord de l’Alis, menée sous la direction de Bertrand Richer de Forges à Big Bay au Vanuatu. Ces fragments se trouvaient par 400 mètres de fond au milieu de fragments de bois et de corail.

 
L’état de la poterie a nécessité un traitement particulier, réalisé dans le laboratoire du Musée de l’Histoire Maritime à Nouméa. En effet, le séjour prolongé dans l’eau salée avait provoqué des échanges chimiques dans la structure du pot et un séchage rapide sans traitement préalable aurait eu des conséquences néfastes. Il a ainsi fallu trois mois à Véronique Proner, spécialiste du musée, pour éliminer les sels dont la poterie était gorgée. Après séchage et réassemblage des fragments, un traitement de consolidation à base de résine a permis de redonner à l’objet sa solidité et son apparance d’origine.
J.-C. Galipaud (IRD) et V. Proner (MHM)  

Cette moitié d’un petit pot de forme ovale est typique de la production ancienne du nord de Santo et a probablement été fabriquée dans un village du nord-ouest. Le pot est décoré d’une frise géométrique de triangles hachurés alternés sous le col. Le motif de triangle est délimité par deux lignes de points réalisés avec un objet de section carrée. Ce motif est assez typique des industries du nord-vanuatu à une période ancienne.

 
 
 
  Potrie Olpoï, Ouest Santo circa 500 AD. Fragment représentatif de la production céramique de Santo pendant le premier millénaire de notre ère. Elle était exportée dans les îles proches, jusqu'aux îles Banks.  

Deux petits fragments de poterie avec un motif similaire ont déjà été trouvés dans des sites de la côte nord-ouest de Santo et un troisième fragment a été trouvé dans un niveau ancien du site de Pakea, aux îles Banks. Dans ce dernier site, on peut estimer l’âge du motif à la moitié du premier millénaire de notre ère.

Les circonstances qui ont entrainé le dépôt de cette poterie dans la baie ne sont pas connues. L’hypothèse la plus probable est que ce pot a été entrainé dans la baie à la suite d’une vague de tempête. Dans ce cas, il proviendrait d’un village situé sur la côte nord-ouest de la baie, vers le cap Quiros. Une autre hypothèse plausible est qu’il a été perdu par une pirogue alors qu’elle traversait la baie, peut être d’un village de l’ouest vers le cap Quiros.

Lors d’une mission récente, Jean-Christophe Galipaud, archéologue à l’IRD, a remis cette poterie millénaire au Centre Culturel du Vanuatu à Port Vila.

Des carottes de sédiments pour retracer le temps

Des chercheurs de l’IRD ont embarqués sur le « Marion Dufresne » , navire de l’Institut polaire français Paul-Emile Victor, pour une campagne océanographique sur le paléoclimat.

L’histoire des variations climatiques au Quaternaire dans le Pacifique Ouest est très mal connue. Plusieurs études ont décrit les changements intervenus au cours du dernier cycle glaciaire et interglaciaire, mais les scientifiques disposent de peu d’informations pour les périodes antérieures. Or, celles-ci sont indispensables pour comprendre les débuts de la croissance des récifs au Quaternaire, notamment au niveau de la Grande Barrière Récifale australienne, mais également en Nouvelle-Calédonie. En effet, la croissance du corail dépend de conditions optimales de température et de luminosité de l’eau.

« Les carottes sédimentaires prélevées au fond des océans permettent de retracer les conditions environnementales anciennes», explique Denis Wirrmann, de l’unité de recherche Paléotropique. Elles contiennent des microfossiles, dont des foraminifères. En plus d’être de bons marqueurs stratigraphiques, leur test ou «coquille» contient des éléments traces, comme par exemple le strontium, dont les teneurs sont fonction de la température de l’eau de mer au moment de la croissance des ces organismes. Ce premier marqueur sera associé à l’analyse des alkénones contenus dans les sédiments, des composés aromatiques issus de la dégradation de la matière organique. En effet, leur charactéristiques géochimiques et leur concentration dépendent étroitement de la température de l’eau de mer.

     
 
Prélèvements de carottes sédimentaires en 2001, à bord du "Franklin". Crédits photos © IRD/D. Wirmann.
  Lot de carottes sédimentaires.  


Une campagne océanographique franco-australienne effectuée en 2001 à bord du « Flanklin » a permis de collecter une série de carottes de sédiments au large de la barrière récifale ouest de la Nouvelle-Calédonie. Le site, situé à 2472 m de profondeur, a fourni du matériel sédimentaire de bonne qualité. A partir des foraminifères et des alkénones, les scientifi ques ont pu mesurer les concentrations en strontium et calcium, dont le rapport varie en fonction de la température de l’eau de mer. Ces traceurs géochimiques ont ainsi permis de reconstituer les variations de la température de surface des océans au cours des derniers millénaires.
Le navire océanographique « Marion Dufresne » est doté d’un dispositif permettant d’obtenir des carottes de sédiments de plus de 60 m. Une carotte de cette taille contiendrait des informations géologiques couvrant le dernier million d’années. Une équipe de l’IRD va donc embarquer ce dimanche à bord du « Marion Dufresne » pour collecter de nouvelles carottes de sédiments dans le cadre d’un transit valorisé entre Nouméa et Sydney.

Nouvelle publication

 

Ciguatera, a field reference guide
Ciguatera : un guide pratique

Auteurs : Dominique LAURENT, Beeing YEETING, Pierre LABROSSE, Jean-Paul GAUDECHOUX.

Editeurs : SPC, IRD, année 2005 - ISBN 982-00-0116-1 (SPC) / 2-7099-1556-1 (IRD)
88p., 13 fig. - Bilingue anglais / français

La ciguatera est une intoxication alimentaire liée à la consommation de poissons contaminés par des toxines appelées ciguatoxines, provenant de micro-algues vivant sur les récifs coralliens. Dans les régions où ils sont présents, cette maladie est un problème non négligeable de santé publique.
Reconnaissant l'importance de ce problème pour les populations océaniennes, le Secrétariat de la Communauté du Pacifique (CPS) et l'Institut de recherche pour le développement (IRD) ont décidé de collaborer en publiant un ouvrage de référence faisant le point de toutes les connaissances actuelles en la matière.

En vente à l'IRD uniquement au prix de: 3000 FCFP - 26 €uros.

Pour de plus amples renseignements contactez :
le Service Documentation du Centre IRD de Nouméa

 

Les océanographes contribuent à améliorer l’interprétation des images satellites du lagon calédonien


L’Alis, le navire océanographique de l’Institut de recherche pour le développement (IRD), repart en campagne dans le lagon du 1er au 14 février 2006. Mission : contribuer à améliorer l’interprétation des images satellites du lagon sud-ouest de la Nouvelle-Calédonie.

 


 
L'Alis est un navire océanographique de 28m de long

La lagon qui entoure la Nouvelle-Calédonie est connu pour sa grande biodiversité et la fragilité de ses récifs coralliens. Grâce aux images satellites, il est possible de cartographier, par exemple, les divers types de récifs (frangeant, barrière, etc.). Des modèles ont été établis pour interpréter les images satellites et dresser ainsi des atlas des récifs coralliens. Les images permettent également de dresser des cartes des paramètres qui modifient la couleur de l’eau et qui sont liés à la composition de l’eau et à la nature des fonds. En effet, la colonne d’eau possède des propriétés optiques d’absorption et de diffusion de la lumière qui varient en fonction de la profondeur, de sa composition et de la nature des fonds (vases ou sable). Ainsi la concentration en chlorophylle (de couleur verte) liée au phytoplancton, comme la présence de particules en suspension influencent-elles la couleur de l’eau.

 
 
 
 
140 stations seront étudiées au cours de cette mission.
 
Les propriétés optiques de l’eau varient en fonction de la profondeur et de la composition de la colonne d’eau.
 

Si l’interprétation des données satellites par hauts fonds est fiable, elle doit encore être affinée pour des profondeurs inférieures à 20 mètres. « Il est difficile de discriminer actuellement un fond recouvert d’algues d’un fond recouvert d’herbiers », explique Sylvain Ouillon, océanographe à l’IRD responsable de cette mission. Or, ces deux types de fonds correspondent à des habitats différents, certains pouvant constituer des lieux favorables au recrutement des jeunes poissons.

Une campagne en mer est donc organisée pour effectuer des mesures de terrain, parallèlement aux passages de satellites. « Nous avons prévu de prospecter 140 stations, entre la passe de Dumbéa et la passe de Boulari, et depuis le récif Aboré jusqu’à la côte, notamment autour des îlots Laregnère, Signal et Maître », décrit Sylvain Ouillon. La température, la salinité, la turbidité de la colonne d’eau, la taille des particules en suspension et les propriétés optiques des éléments en suspension et dissous seront mesurées grâce à des profileurs. Les scientifiques détermineront également la nature et l’abondance des organismes photosynthétiques. Les données permettront d’étudier la variabilité dans l’espace (de la surface au fond et sur l’ensemble du lagon sud-ouest) et dans le temps des propriétés optiques de l’eau par petits fonds. Elles permettront également d’affiner les algorithmes d’interprétation des images satellites.

 

 
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