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Bilan "Fête de la Science" 2005
Un planeur submersible au service de l'océanographie L’Institut de Recherche pour le Développement participe à une première technologique dans la région du Pacifique sud-ouest. Dans le cadre d’une expérience franco-américaine, un « planeur » submersible commandé à distance va être utilisé pour étudier les courants océaniques entre la Nouvelle-Calédonie, les îles Salomon et le Vanuatu.
« Les flotteurs Argo dérivent suivant les courants océaniques et transmettent par satellite les informations enregistrées par leurs capteurs», explique Lionel Gourdeau, océanographe de l’IRD. « Le planeur submersible que nous allons utiliser lors de notre prochaine campagne sur le navire océanographique de l’IRD, l’Alis, représente pour nous une avancée majeure car son déplacement est commandé à distance, en utilisant un système de positionnement GPS et de pompes hydrauliques. Le système permet de modifier la densité du planeur qui peut alors monter ou descendre dans la colonne d’eau en planant dans la direction souhaitée grâce à ses ailettes. En remontant à la surface, l’engin se repositionne pour imprimer les changements de direction souhaitée.
« C’est une première expérience franco-américaine dans la région du Pacifique », se félicite William Kessler du Pacific Marine Environment Laboratory de Seattle. Le planeur est un prototype conçu par la SCRIPPS, un des plus importants laboratoires d’océanographie américains. Il permettra donc aux océanographes de cartographier et d’étudier plus précisément les courants océaniques entre la Nouvelle-Calédonie, les îles Salomon et le Vanuatu.
Dans les 1000 premiers mètres, la circulation des eaux océaniques du Pacifique sud-ouest est dominée par la dérive vers l’ouest du Courant Equatorial Sud. Ces eaux sont susceptibles de véhiculer des signaux climatiques, comme le phénomène El Niño/la Niña, depuis leur zone de contact avec l’atmosphère, autour de la Polynésie Française, jusqu’à l’Equateur, où elles émergent. Les obstacles topographiques des îles comme la Nouvelle-Calédonie, Fidji et le Vanuatu ont pour effet de diviser ce grand courant et de le concentrer en plusieurs veines. Au cours de la mission SECALIS, qui se déroulera en juillet, les chercheurs vont donc tester le planeur submersible en traquant ces veines de courant, parallèlement aux mesures d’océanographie physique usuelles réalisées à bord de l’Alis, le navire océanographique de l’IRD. Pour en savoir plus :
Atelier pour la conservation de la biodiversité marine L’IRD a accueilli dans ses murs, les 10 et 11 août 2005, un atelier scientifique co-organisé par le WWF, l’Initiative Corail pour le Pacifique Sud (CRISP) et l’IRD. Cet atelier s’inscrit dans le cadre d’un projet développé par le WWF en Nouvelle-Calédonie visant à renforcer la protection et la gestion durable des écosystèmes coralliens ainsi que leurs ressources. Ce projet, placé sous l’égide de l’IFRECOR (Initiative Française pour les Récifs Coralliens), vise deux objectifs. Le premier est de conduire une Analyse Eco Régionale (AER), destinée à définir une stratégie pour la conservation de la biodiversité du lagon calédonien en concertation avec les acteurs du territoire. Le second objectif consiste à soutenir les provinces pour la création et la gestion d’aires marines protégées.
Ainsi, une trentaine de scientifiques et de techniciens de tous horizons (IRD, Université de Nouvelle-Calédonie (UNC), Secrétariat Général de la Communauté Pacifique (CPS), services techniques provinciaux, bureaux d’étude, etc.) se sont réunis afin d’identifier des zones d’intérêt prioritaire, indispensables au maintien de la biodiversité et des ressources du lagon. L’étude des pressions et des menaces pesant sur ces zones permettra alors de dégager des stratégies pour la protection et la gestion du lagon calédonien avec l’ensemble des acteurs (politiques, scientifiques, et calédoniens). Depuis près de 3 ans, le WWF-France élabore donc ce projet avec la Nouvelle-Calédonie et le CRISP alors même que s’engage la réflexion concernant l’inscription du récif au Patrimoine mondial de l’UNESCO. L’AER contribuera donc à enrichir ce dossier et à le compléter. Contact IRD : Christophe CHEVILLON,
L'IRD aux Jeudis du Centre Ville Présentation d’huiles essentielles en Centre Ville L' US 084 BIODIVAL "Substances naturelles" a présenté au grand public ses activités de recherche et de valorisation aux Jeudis du Centre Ville du 30 juin dernier, manifestation hebdomadaire organisée par l’Office du tourisme de Nouméa. Le thème de cette soirée étant « Arômes et parfums », Pierre Cabalion et Jean Waïkedre de l’IRD ainsi que Edouard Hnawia de l’Université de Nouvelle-Calédonie (UNC) ont exposé certaines huiles essentielles (HE) dans lesquelles des substances actives originales ont été détectées.
La présentation des huiles de deux Callitris de la région de Thio (nord-est de Nouméa) a permis de sensibiliser le public sur la nécessité de préserver cette ressource, qui ne se renouvelle que très lentement.
Mission du Président de l'IRD en Nouvelle-Calédonie L'IRD consolide
ses partenariats en Nouvelle-Calédonie Au cours des diverses rencontres (Haut-Commissariat, Gouvernement et Congrès de la Nouvelle-Calédonie, Provinces, collectivités territoriales), Jean-François Girard, Roger Bambuck et Fabrice Colin, directeur du centre IRD de Nouméa, ont présenté les activités de l’institut et discuté des évolutions de la recherche et de son rôle dans le développement, en Nouvelle-Calédonie et dans la région du Pacifique. Au cours de cette mission très dense, Jean-François Girard a signé deux nouveaux accords-cadres, avec l’Institut agronomique néocalédonien (IAC) et Météo-France NC, en vue de partager les activités communes entre l’IRD et ces établissements. Présent depuis 1946 sur le territoire, l’Institut de recherche pour le développement travaille dans de nombreux domaines en Nouvelle-Calédonie :
D’autres accords ont été renouvelés, avec : L’Université de la Nouvelle-Calédonie (UNC).
Le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique (CPS), une organisation océanienne d’aide au développement. "Depuis ma dernière visite en Nouvelle-Calédonie, il y a trois ans, les choses ont évoluées de façon très positive. De l'écoute nous sommes passés à une demande, et ceci plus particulièrement des Provinces, pour des projets qui concernent l'environnement, la biodiversité et pour une ouverture sur les autres populations du Pacifique. Je dois également ajouter combien je suis ravi de constater le nombre croissant d'étudiants du troisième cycle originaire des Îles du Pacifique en formation à l'IRD de Nouméa," a souligné M. Jean-François Girard. "Le partenariat de notre institut avec la CPS est essentiel. Il existe des domaines techniques sur lesquels nous pouvons collaborer. Je pense notamment programmes liés aux ressources marines mais également à ceux qui font appel aux sciences humaines et plus particulièrement aux maladies infectieuses et à l’épidémiologie, des départements qui vont se renforcer à l'IRD. A côté de ce partenariat technique, il me semble que la CPS est un point de passage incontournable si l'on souhaite développer ses relations avec la région," a ajouté le représentant de l'IRD. Consciente
de l'importance de tels accords cadres quinquennaux, le Directeur général
de la CPS, Mme Lourdes Pangelinan, a rappelé le succès
des récentes Assises de la recherche qui se sont tenues en août
dernier à Nouméa. A cette occasion, la France a démontré clairement
le rôle moteur qu'elle pouvait jouer dans la région en
faveur de la recherche, permettant ainsi des échanges plus soutenus
entre chercheurs de la région. Au cours de leur mission, Jean-François Girard et Roger Bambuck ont également présenté la démarche inter-organismes de concertation et de coopération scientifique dans l’outre-mer tropical français. A ce titre, l’organisation des Doctoriales de Nouvelle-Calédonie, le mercredi 27 avril, au centre IRD de Nouméa, a constitué une illustration concrète des partenariats institutionnels avec les autres organismes scientifiques présents en Nouvelle-Calédonie. Il s’agissait pour les doctorants du BRGM, du CNRS, de l’IAC-CIRAD, de l’Ifremer, de l’Institut Pasteur Nouvelle-Calédonie, de l’IRD et de l’UNC, de présenter l’état de leurs travaux de recherche.
Doctoriales 2005 de Nouvelle-Calédonie Dans le cadre de la démarche inter-organismes de concertation et de coopération scientifique, les Doctoriales de Nouvelle-Calédonie ont réunies le mercredi 27 avril, de 8h à 18h à l’auditorium de l’IRD, tous les étudiants en thèse accueillis dans les organismes scientifiques présents sur le territoire.
Ces
doctoriales sont coorganisées par le BRGM, le CNRS, l’IAC,
l’Ifremer, l’Institut Pasteur de Nouvelle-Calédonie,
l’IRD et l’UNC. Déroulement du programme des Doctoriales et leurs participants
Campagne FRONTALIS-3 Des flotteurs « yoyo » pour étudier le phénomène El Niño. L’Institut de recherche pour le développement élargit le réseau mondial ARGO d’observation des océans dans la région du Pacifique. À bord
du navire océanographique ALIS, une équipe d’océanographes
français dirigée par Christophe Maes du Legos (Laboratoire
d’études en géophysique et océanographie
spatiale), a déployé une vingtaine de flotteurs entre
19°S et 9°S le long de 165°E, puis le long de l’Équateur.
Ces robots autonomes de type « yoyo » ont été largués
dans l’océan dans le cadre de la campagne FRONTALIS-3 qui
s'est déroulée du 22 avril au 21 mai 2005. Ces instruments
fournissent des informations sur la température et la salinité des
eaux marines profondes. Conçus pour dériver à une
profondeur de 1000 m, ils plongent tous les dix jours à 2000
m, pour remonter lentement vers la surface en enregistrant les profils
de température et de salinité. Les données sont
alors transmises par satellite vers des stations de réception à terre
et constituent une composante majeure des services d’océanographie
opérationnelle à l’échelle mondiale. Il s’agit également de la première contribution française au déploiement du réseau international ARGO dans l’océan Pacifique, actuellement riche de plus de 1500 flotteurs répartis dans les océans Atlantique, Indien, Pacifique et Austral. Les informations transmises par ces flotteurs (de l’ordre de 55 000 profils par an) sont essentielles à l’étude des océans et du climat, tant pour les chercheurs que pour les centres de prévision météorologique et climatique. Le réseau ARGO correspond aujourd’hui à la première source d’information concernant les deux premiers kilomètres des océans. Plusieurs
aspects du programme ARGO sont uniques et novateurs
pour un système d’observation des océans :
Quelques exemples d’utilisation des données ARGO : - Calcul du rôle de l’océan dans l’équilibre thermique global. -
A ccumulation et transport de chaleur, échanges avec l’atmosphère. Pour en savoir plus :
Fête de la Science 2004 en Nouvelle-Calédonie La Fête de la science a été décalée cette année en Nouvelle-Calédonie, en raison de la tenue des assises de la recherche française dans le Pacifique. Cette manifestation a donc été organisée du 22 au 27 novembre par l’association calédonienne des enseignants en sciences Symbiose. Yves Bourgeois, réalisateur de l’agence audiovisuelle Atom, était l’invité vedette de cette manifestation. Il a en effet réalisé de nombreux documentaires scientifiques, notamment «Parfums d’aventure », « La fièvre de l’or vert, le roi Nick », ainsi que les deux films sur la mission de Lapérouse à Vanikoro. Du lundi 22 au mercredi 24 novembre, Yves Bourgeois a parcouru toute la Nouvelle-Calédonie à la rencontre des classes pour discuter des défis, des plaisirs et enjeux de la communication et de la vulgarisation scientifique. Ses interventions visaient à montrer que sciences pouvaient rimer avec aventures, voyages et découvertes. Jeudi 25 novembre, le centre IRD de Nouméa a ouvert ses portes pour des visites guidées et une projection de trois films documentaires : « Termites Attack », « La Cordillère blanche » et « Abeilles mutantes ». Trois groupes d'une dizaine de personnes ont donc parcouru les couloirs du Centre et les séances de projection ont eu une quarantaine d'auditeurs chacune.
A 18h, une conférence Découverte a été organisée en présence d’Yves Bourgois. Après la projection de son film « Parfums d’aventure », les auditeurs ont pu poser des questions sur les arômes et les parfums naturelles aux spécialistes de l’IRD et du CNRS, respectivement Pierre Cabalion et Vincent Dumontet.
Enfin, la semaine de la Science s’est cloturée par la journée phare du samedi, qui a réuni dans la salle d’honneur de la mairie de Nouméa, tous les groupes scolaires participant au Concours des jeunes scientifiques organisé par l’association Symbiose. Le service Information Communication du centre de Nouméa a proposé à son stand de nombreuses publications de l’IRD, ainsi qu’un jeu permettant au public de tester ses connaissances sur la ciguatéra.
Plusieurs groupes lauréats du prix des Jeunes scientifiques se sont vus récompensés de leurs travaux. Le prix des collèges a été remis par Fabrice Colin, directeur du centre IRD de Nouméa.
Un nouveau Directeur à la tête du Centre IRD de Nouméa Fabrice Colin vient de prendre ses fonctions de directeur du Centre IRD de Nouméa et de représentant de l'IRD pour la région Pacifique. Géochimiste de formation, spécialiste de l’étude des latérites tropicales, il dirigeait l’unité de recherche 37 dont les travaux portent spécifiquement sur la biogéodynamique supergène et la géomorphologie tropicale. Depuis 1999, il était chargé de mission auprès des ministres de la recherche et de l’outre-mer pour la mise en place du Centre de recherche et de technologie sur le nickel, dont la création a été confirmée officiellement par François d’Aubert, lors des assises de la recherche française dans le Pacifique.
A l’occasion des Assises de la recherche française dans le Pacifique, François d’Aubert, ministre de la Recherche, a visité le Centre IRD de Nouméa, le 25 août dernier. En compagnie notamment de Daniel Constantin, Haut-Commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, il a ainsi pu découvrir les activités menées par les unités de recherche suivantes :
François d’Aubert a été guidé au cours de ses rencontres avec les chercheurs par Serge Calabre, Directeur général de l’IRD, en mission en Nouvelle-Calédonie pour les Assises et Christian Colin, Directeur du Centre IRD de Nouméa.
Assises de la Recherche Française dans le Pacifique, une vitrine réussie des activités scientifiques Les assises de la recherche française dans le Pacifique se sont déroulées du 24 au 27 août 2004 à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie. Succès et échanges productifs étaient au rendez-vous, préfigurant le renforcement des collaborations scientifiques régionales.
Challenge réussi donc. Au cours de ces trois journées très denses, six thèmes principaux ont été abordés : les écosystèmes marins et les milieux terrestres, les aléas naturels et la variabilité climatique, les cultures et identités océaniennes, la santé et l’environnement ainsi que la formation à la recherche. Au total, 56 exposés, 321 posters et 6 ateliers de réflexion ont permis aux participants de plancher sur les problématiques locales et les stratégies à développer pour répondre aux besoins de la région. L’éventail des thèmes abordés et la qualité des communications ont confirmé que le potentiel scientifique de la région du Pacifique, rapporté à sa population, était tout à fait exceptionnel. Délégations étrangères nombreuses Plus de 400 scientifiques ont assisté à ce colloque, parmi lesquels une centaine d’étrangers venus d’Australie ou de Nouvelle-Zélande, et également des états insulaires océaniens comme les îles Fidji ou la Papouasie-Nouvelle-Guinée. « Les travaux menés dans la région par la France sont trop souvent ignorés. Il est important de les faire connaître », a souligné Denise Fisher, consule générale d’Australie.
A l’issue des assises, une synthèse des travaux a été rédigée. Les grands enjeux et objectifs associés aux thèmes, ainsi que les moyens à mettre en œuvre ont été décrits. Les principales recommandations concernaient notamment le partage des connaissances par l’instauration de réseaux thématiques régionaux, la formation de personnel compétent et le développement de plateformes technologiques. Sur ce point précisément, François d’Aubert a ainsi annoncé la création d’un centre national de recherche technologique « Nickel et environnement » en Nouvelle-Calédonie. « Ce centre, a-t-il précisé, doit se concevoir sous forme de partenariat avec, notamment, les opérateurs miniers et les collectivités locales. Il est déjà pourvu d’un budget d’amorçage qui sera complété lors du prochain contrat de développement ». Autre orientation préconisée à l’issue de la conférence : le développement des deux universités de la Nouvelle-Calédonie et de la Polynésie française dans le Pacifique. Etant donnée leur implication dans les thématiques liées à l’insularité, la constitution d’une Ecole doctorale pluridisciplinaire conjointe a été proposée. Un tel programme pourrait bénéficier des collaborations avec les universités Antilles-Guyane et de la Réunion, ainsi que des partenariats avec les organismes de recherche nationaux. Enfin, à terme, ce projet serait élargi aux universités du Pacifique (University of the South Pacific basée à Fidji, ou les universités australiennes et néo-zélandaises). Temps fort pour l'IRD En étroite relation avec les représentants de l’Etat et des autorités calédoniennes, plusieurs chercheurs de l’IRD ont contribué activement à l’organisation des assises. Pour le centre de Nouméa en particulier, les retombées attendues sont nombreuses en matière de coopérations scientifiques régionales. Retour sur quelques temps forts.
Pour de plus amples renseignements consulter le site : http://www.assises-recherche-pacifique.org
L'ALIS en carénage annuel
Visite de Jean-Michel Marlaud, Ambassadeur de France en Nouvelle-Zélande Jean-Michel Marlaud, Ambassadeur de France en Nouvelle-Zélande, a visité le mardi 29 juin 2004 le Centre IRD de Nouméa, afin de discuter des collaborations scientifiques de l’Institut dans ce pays.
Collaborations avec les Institutions de recherche
Collaborations avec les Universités
Visite d’Eugène Berg, ambassadeur de France à Fidji Eugène Berg a pris ses fonctions d’ambassadeur de France à Fidji il y a deux mois. De passage en Nouvelle-Calédonie, il a rencontré mardi 2 juin des représentants des instituts scientifiques du territoire. La réunion s’est déroulée au Centre IRD de Nouméa.
Une Journée des Doctorants 2004 à l’IRD Nouméa Les étudiants en thèse au Centre IRD de Nouméa ont présenté leurs travaux, le jeudi 27 mai, à l’occasion d’une « Journée des doctorants », à laquelle ils ont convié leurs camarades des autres organismes scientifiques du territoire. Effervescence dans l’auditorium du Centre IRD de Nouméa : les retardataires rendent leurs présentations à Olivier Pringault, l’un des coordonnateurs de cette journée. L’assistance est jeune : tous les stagiaires du Centre, en DEA ou préparant d’autres formations, sont venus écouter leurs aînés présenter leurs travaux. « Nous nous sommes rendus compte, en discutant entre nous, que nous ignorions souvent qui fait quoi, d’où l’organisation de cette journée », résume Daouda Traoré, doctorant en dernière année. L’exercice existe depuis plusieurs années déjà en France, mais c’est la première fois que les doctorants en sciences s’y prêtent en Nouvelle-Calédonie. « C’est l’occasion pour eux de s’exprimer en public, comme ils devront le faire pour leur soutenance de thèse », explique Christian Colin, Directeur du Centre de Nouméa.
« Votre
travail doit être connu à l’intérieur, mais
aussi à l’extérieur », souligne Daniel Constantin,
Haut-Commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie,
lors de la séance d’ouverture. « Un Comité consultatif
de la recherche a été mis en place en Nouvelle-Calédonie »,
rappelle-t-il en précisant que la journée des doctorants
doit faire partie intégrante de la politique de communication
des instituts scientifiques. Message reçu : devant le succès
de la manifestation, la journée des doctorants sera reconduite
l’année prochaine.
Atelier Europe
Un atelier sur les possibilités de financement des programmes de recherche scientifique par l’Union européenne a été organisé les 25 et 26 mai au Centre IRD de Nouméa. Olivier Monga et Caroline Chu, de la Direction des Relations Internationales de l’IRD, sont venus présenter aux chercheurs du Centre de Nouméa et à leurs partenaires, les possibilités de financement par la Commission européenne. En effet, la Nouvelle-Calédonie est associée à l’Europe par le biais de son appartenance à la France. A ce titre donc, les instituts scientifiques basés sur le territoire peuvent bénéficier des aides européennes, mais peu y ont recours faute d’informations. « Or, dans certains domaines, comme la biodiversité ou la faune marine, le Pacifique est un observatoire privilégié », a souligné Olivier Monga. En matière d’environnement, les chercheurs basés en Nouvelle-Calédonie peuvent donc participer au programme communautaire de recherche et de développement (PCRD), l’Europe considèrant par exemple, qu’un dérèglement climatique observé dans le Pacifique peut se répercuter à l’échelle planétaire.
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