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ARCHIVES 2005

Bilan "Fête de la Science" 2005

Pour cette 14e édition de la Fête de la Science, organisée comme en 2004 par l’association Symbiose, l’inauguration a eu lieu à Poindimié (province Nord de la Nouvelle-Calédonie), en présence de Messieurs M. Barrat, vice-recteur de Nouvelle-Calédonie, J.-C. Angué, Directeur Régional Recherche et Technologie et P. Néaoutyine, président de la Province nord et maire de Poindimié.

Le 28 novembre, à la médiathèque du Nord, une séance de questions-réponses sur le phénomène El Niño animée par Lionel Gourdeau, océanographe de l’UR 065 de l’IRD, a suivi la projection du film « Un ciel sous influence » coproduit par l’IRD et EJO Productions avec la participation de Météo France.

 

 

Le 29 novembre, c’est le lycée de Poindimié qui accueillait, lors d’une journée dédiée à la science, instituts de recherche, Université de la Nouvelle-Calédonie, entreprises privées et élèves de toute la Province Nord (Koumac, Koné, Pouébo, Touho, Poindimié, Ponérihouen).
L’IRD présentait un stand « Corail et climat » tenu par un océanographe physicien, Lionel Gourdeau, et trois paléoclimatologues, Guy Cabioch et Claire Lazareth de l’UR 055 de l'IRD et Mary Elliott de l’Université d’Edimbourg.
Isabelle Perin (service communication) présentait l’Institut et les métiers de l’IRD.
Lors de cette journée, les élèves ont non seulement eu l’occasion de s’ouvrir au monde de la recherche et des applications scientifiques mais aussi d’exposer leurs travaux scientifiques de l’année (Travaux Personnels Encadrés, Itinéraires de la Découverte, Projets Pédagogiques divers) à un jury de professionnels.

 

 
 
 
 
Les élèves du lycée de Poindimié attentifs aux explications de Guy Cabioch, paléoclimatologue de l'UR 055 de l'IRD.
 
Lionel Gourdeau, océanographe physicien de l'UR 065, expliquant aux élèves le phénomène El Niño à l'aide de posters.
 

A Nouméa, l’IRD organisait une journée portes-ouvertes le 1er décembre. Au programme, projections de films et visites guidées de plus de 300 scolaires sur des thèmes allant de la botanique aux récifs coralliens, en passant par El Niño, la chimie marine, les insectes, la ciguatéra, les volcans ou encore la géologie de la Nouvelle-Calédonie.

 

Enfin, le 3 décembre, l’IRD était présent à la journée de clôture de la Fête de la Science 2005 avec un premier stand sur les métiers de l’IRD, un second sur la ciguatéra (tenu avec la CPS et l’Institut Pasteur) et le stand du Club JRD sur les coraux, algues et invertébrés du lagon de Nouvelle-Calédonie.  
Le stand lagon du Club JRD.

Un planeur submersible au service de l'océanographie

L’Institut de Recherche pour le Développement participe à une première technologique dans la région du Pacifique sud-ouest. Dans le cadre d’une expérience franco-américaine, un « planeur » submersible commandé à distance va être utilisé pour étudier les courants océaniques entre la Nouvelle-Calédonie, les îles Salomon et le Vanuatu.

Après l’observation de la surface des océans par les satellites, les océanographes sondent maintenant les profondeurs marines. Avec le réseau international des flotteurs autonomes Argo, une nouvelle génération d’appareils, les planeurs submersibles, va permettre de déterminer toutes les caractéristiques de température et salinité des eaux océaniques le long de trajectoires prédéfinies.

 

 
Le planeur submersible contient des capteurs de température et de salinité des eaux marines.

« Les flotteurs Argo dérivent suivant les courants océaniques et transmettent par satellite les informations enregistrées par leurs capteurs», explique Lionel Gourdeau, océanographe de l’IRD. « Le planeur submersible que nous allons utiliser lors de notre prochaine campagne sur le navire océanographique de l’IRD, l’Alis, représente pour nous une avancée majeure car son déplacement est commandé à distance, en utilisant un système de positionnement GPS et de pompes hydrauliques. Le système permet de modifier la densité du planeur qui peut alors monter ou descendre dans la colonne d’eau en planant dans la direction souhaitée grâce à ses ailettes. En remontant à la surface, l’engin se repositionne pour imprimer les changements de direction souhaitée.

 
 
 
Le planeur submersible contient des capteurs de température et de salinité des eaux marines. Son montage a été effectué sous les directives de Jeff Sherman, un des concepteurs du planeur submersible conçu à la SCRIPPS. Photo © IRD / J.-M. Boré.
 
Test de mise à l’eau du planeur submersible, lors d’une sortie en mer d’une journée à bord de l’Alis. Photo © IRD / L.Gourdeau.
 

 
 
 
 
Le planeur monte ou descend grâce à un système de pompes hydrauliques et se déplace sur l’horizontal grâce à ses ailettes. En surface, il se repositionne avec un système GPS. Photos © IRD / L. Gourdeau.
 
Au centre, Lionel Gourdeau, chef de mission de la campagne Sécalis, surveille le test de mise à l’eau du planeur submersible. Photo © IRD / W. Kessler.
 

« C’est une première expérience franco-américaine dans la région du Pacifique », se félicite William Kessler du Pacific Marine Environment Laboratory de Seattle. Le planeur est un prototype conçu par la SCRIPPS, un des plus importants laboratoires d’océanographie américains. Il permettra donc aux océanographes de cartographier et d’étudier plus précisément les courants océaniques entre la Nouvelle-Calédonie, les îles Salomon et le Vanuatu.

 
 
 
Carte bathymétrique du Pacifique sud-ouest.
Schéma expliquant le cheminement du planeur submersible.

Dans les 1000 premiers mètres, la circulation des eaux océaniques du Pacifique sud-ouest est dominée par la dérive vers l’ouest du Courant Equatorial Sud. Ces eaux sont susceptibles de véhiculer des signaux climatiques, comme le phénomène El Niño/la Niña, depuis leur zone de contact avec l’atmosphère, autour de la Polynésie Française, jusqu’à l’Equateur, où elles émergent. Les obstacles topographiques des îles comme la Nouvelle-Calédonie, Fidji et le Vanuatu ont pour effet de diviser ce grand courant et de le concentrer en plusieurs veines.

Au cours de la mission SECALIS, qui se déroulera en juillet, les chercheurs vont donc tester le planeur submersible en traquant ces veines de courant, parallèlement aux mesures d’océanographie physique usuelles réalisées à bord de l’Alis, le navire océanographique de l’IRD.

Pour en savoir plus :


http://www-sio.ucsd.edu/about/overview.cfm
http://www.pmel.noaa.gov

 

Atelier pour la conservation de la biodiversité marine

L’IRD a accueilli dans ses murs, les 10 et 11 août 2005, un atelier scientifique co-organisé par le WWF, l’Initiative Corail pour le Pacifique Sud (CRISP) et l’IRD. Cet atelier s’inscrit dans le cadre d’un projet développé par le WWF en Nouvelle-Calédonie visant à renforcer la protection et la gestion durable des écosystèmes coralliens ainsi que leurs ressources. Ce projet, placé sous l’égide de l’IFRECOR (Initiative Française pour les Récifs Coralliens), vise deux objectifs. Le premier est de conduire une Analyse Eco Régionale (AER), destinée à définir une stratégie pour la conservation de la biodiversité du lagon calédonien en concertation avec les acteurs du territoire. Le second objectif consiste à soutenir les provinces pour la création et la gestion d’aires marines protégées.

 
 
 
 
Ahab Downer (responsable du bureau WWF Nouvelle-Calédonie) et Catherine Gabrié (Mission Océans et Côtes - WWF France) en plein travail. Photo © Sophie Mounier/WWF.
 
Une séance de l’atelier scientifique WWF/CRISP/IFRECOR/IRD dans l’auditorium de l’IRD. Photo © Sophie Mounier/WWF.
 

Ainsi, une trentaine de scientifiques et de techniciens de tous horizons (IRD, Université de Nouvelle-Calédonie (UNC), Secrétariat Général de la Communauté Pacifique (CPS), services techniques provinciaux, bureaux d’étude, etc.) se sont réunis afin d’identifier des zones d’intérêt prioritaire, indispensables au maintien de la biodiversité et des ressources du lagon. L’étude des pressions et des menaces pesant sur ces zones permettra alors de dégager des stratégies pour la protection et la gestion du lagon calédonien avec l’ensemble des acteurs (politiques, scientifiques, et calédoniens).

Depuis près de 3 ans, le WWF-France élabore donc ce projet avec la Nouvelle-Calédonie et le CRISP alors même que s’engage la réflexion concernant l’inscription du récif au Patrimoine mondial de l’UNESCO. L’AER contribuera donc à enrichir ce dossier et à le compléter.

Contact IRD :

Christophe CHEVILLON,
"Analyse Ecorégionale"
"Inscription des récifs et lagons calédoniens au patrimoine mondial de l'Unesco"

 

L'IRD aux Jeudis du Centre Ville

Présentation d’huiles essentielles en Centre Ville

L' US 084 BIODIVAL "Substances naturelles" a présenté au grand public ses activités de recherche et de valorisation aux Jeudis du Centre Ville du 30 juin dernier, manifestation hebdomadaire organisée par l’Office du tourisme de Nouméa. Le thème de cette soirée étant « Arômes et parfums », Pierre Cabalion et Jean Waïkedre de l’IRD ainsi que Edouard Hnawia de l’Université de Nouvelle-Calédonie (UNC) ont exposé certaines huiles essentielles (HE) dans lesquelles des substances actives originales ont été détectées.

 
 
 
 
Présentation au public des huiles essentielles.
 
Exposition des échantillons botaniques accompagnés de leurs huiles essentielles.
 

La présentation des huiles de deux Callitris de la région de Thio (nord-est de Nouméa) a permis de sensibiliser le public sur la nécessité de préserver cette ressource, qui ne se renouvelle que très lentement.

Une habitante de cette même région, souhaitant développer une activité économique, a proposé son « carry de montagne » (Curcuma longa), espèce locale sauvage utilisable pour la cuisine. L'espèce, probablement cultivable en culture biologique, possède une bonne teneur en curcumine (~ 7 pour mille). C'est donc une plante candidate pour un développement local. Par ailleurs, les Callitris et Curcuma longa sont étudiés dans le cadre du programme Plurivalorisation Thio, une collaboration UNC/IRD.

 
Pierre Cabalion et la productrice du "carry de montagne".


Enfin, la société SÉRÉI, soutenue par la Province des Iles Loyauté, a présenté les huiles extraites de Myoporum crassifolium et de Murraya crenulata. Cette entreprise vise à exploiter les huiles essentielles dont certaines ont fait l’objet d’études à l’IRD de Nouméa.

Mission du Président de l'IRD en Nouvelle-Calédonie

L'IRD consolide ses partenariats en Nouvelle-Calédonie

Le président de l’Institut de recherche pour le développement, Jean-François Girard, a effectué une mission en Nouvelle-Calédonie du 24 au 29 avril. Il était accompagné de Roger Bambuck, directeur de la Délégation à l’Outre-Mer de l’IRD.

Au cours des diverses rencontres (Haut-Commissariat, Gouvernement et Congrès de la Nouvelle-Calédonie, Provinces, collectivités territoriales), Jean-François Girard, Roger Bambuck et Fabrice Colin, directeur du centre IRD de Nouméa, ont présenté les activités de l’institut et discuté des évolutions de la recherche et de son rôle dans le développement, en Nouvelle-Calédonie et dans la région du Pacifique. Au cours de cette mission très dense, Jean-François Girard a signé deux nouveaux accords-cadres, avec l’Institut agronomique néocalédonien (IAC) et Météo-France NC, en vue de partager les activités communes entre l’IRD et ces établissements.

Présent depuis 1946 sur le territoire, l’Institut de recherche pour le développement travaille dans de nombreux domaines en Nouvelle-Calédonie :

  • L’océanologie : variabilité climatique, environnements côtiers et marins, écologie aquatique et halieutique
  • Les sciences biologiques terrestres : botanique, ethnopharmacologie, entomologie
  • Les géosciences : risques naturels, volcanologie, systèmes de modélisation (télédétection)
  • La pharmacochimie : valorisation des substances naturelles d’intérêt biologique (terrestres et marines)
  • Les sciences sociales, comme l’archéologie.

D’autres accords ont été renouvelés, avec :

L’Université de la Nouvelle-Calédonie (UNC).

 
 
 
 
Alain Fages représentant l'UNC et Jean-François Girard, lors de la signature du renouvellement des accords passés entre les deux partenaires.
 
Poignée de mains entre Jean-François Girard et Mme Lourdes Pangelinan, directeur général de la CPS après la signature du nouvel accord cadre quinquennal entre les deux partenaires.
 

Le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique (CPS), une organisation océanienne d’aide au développement.

"Depuis ma dernière visite en Nouvelle-Calédonie, il y a trois ans, les choses ont évoluées de façon très positive. De l'écoute nous sommes passés à une demande, et ceci plus particulièrement des Provinces, pour des projets qui concernent l'environnement, la biodiversité et pour une ouverture sur les autres populations du Pacifique. Je dois également ajouter combien je suis ravi de constater le nombre croissant d'étudiants du troisième cycle originaire des Îles du Pacifique en formation à l'IRD de Nouméa," a souligné M. Jean-François Girard.

"Le partenariat de notre institut avec la CPS est essentiel. Il existe des domaines techniques sur lesquels nous pouvons collaborer. Je pense notamment programmes liés aux ressources marines mais également à ceux qui font appel aux sciences humaines et plus particulièrement aux maladies infectieuses et à l’épidémiologie, des départements qui vont se renforcer à l'IRD. A côté de ce partenariat technique, il me semble que la CPS est un point de passage incontournable si l'on souhaite développer ses relations avec la région," a ajouté le représentant de l'IRD.

Consciente de l'importance de tels accords cadres quinquennaux, le Directeur général de la CPS, Mme Lourdes Pangelinan, a rappelé le succès des récentes Assises de la recherche qui se sont tenues en août dernier à Nouméa. A cette occasion, la France a démontré clairement le rôle moteur qu'elle pouvait jouer dans la région en faveur de la recherche, permettant ainsi des échanges plus soutenus entre chercheurs de la région.
" La coopération régionale a de nouveau le vent en poupe à l'heure actuelle. Nul doute que les territoires français du Pacifique, les pays de la région, les instituts de recherche, les universités et les organisations régionales seront appelés à travailler de façon plus étroites. Je suis convaincue que cet Accord cadre trouve toute sa dimension dans ce contexte privilégié," conclut Mme Pangelinan
.

Au cours de leur mission, Jean-François Girard et Roger Bambuck ont également présenté la démarche inter-organismes de concertation et de coopération scientifique dans l’outre-mer tropical français. A ce titre, l’organisation des Doctoriales de Nouvelle-Calédonie, le mercredi 27 avril, au centre IRD de Nouméa, a constitué une illustration concrète des partenariats institutionnels avec les autres organismes scientifiques présents en Nouvelle-Calédonie. Il s’agissait pour les doctorants du BRGM, du CNRS, de l’IAC-CIRAD, de l’Ifremer, de l’Institut Pasteur Nouvelle-Calédonie, de l’IRD et de l’UNC, de présenter l’état de leurs travaux de recherche.

 

Doctoriales 2005 de Nouvelle-Calédonie

Dans le cadre de la démarche inter-organismes de concertation et de coopération scientifique, les Doctoriales de Nouvelle-Calédonie ont réunies le mercredi 27 avril, de 8h à 18h à l’auditorium de l’IRD, tous les étudiants en thèse accueillis dans les organismes scientifiques présents sur le territoire.

Au total, 24 doctorants ont présenté l’état de leurs travaux devant un public averti composé de chercheurs ou de spécialistes scientifiques, mais aussi de représentants des administrations ou des services techniques liés à leurs thématiques de recherche. L’occasion pour les jeunes scientifiques de s’exercer à prendre la parole sur une tribune avant le grand jour de leur thèse.  

Ces doctoriales sont coorganisées par le BRGM, le CNRS, l’IAC, l’Ifremer, l’Institut Pasteur de Nouvelle-Calédonie, l’IRD et l’UNC.

Déroulement du programme des Doctoriales et leurs participants

 

Campagne FRONTALIS-3

Des flotteurs « yoyo » pour étudier le phénomène El Niño. L’Institut de recherche pour le développement élargit le réseau mondial ARGO d’observation des océans dans la région du Pacifique.

À bord du navire océanographique ALIS, une équipe d’océanographes français dirigée par Christophe Maes du Legos (Laboratoire d’études en géophysique et océanographie spatiale), a déployé une vingtaine de flotteurs entre 19°S et 9°S le long de 165°E, puis le long de l’Équateur. Ces robots autonomes de type « yoyo » ont été largués dans l’océan dans le cadre de la campagne FRONTALIS-3 qui s'est déroulée du 22 avril au 21 mai 2005. Ces instruments fournissent des informations sur la température et la salinité des eaux marines profondes. Conçus pour dériver à une profondeur de 1000 m, ils plongent tous les dix jours à 2000 m, pour remonter lentement vers la surface en enregistrant les profils de température et de salinité. Les données sont alors transmises par satellite vers des stations de réception à terre et constituent une composante majeure des services d’océanographie opérationnelle à l’échelle mondiale.

« L’objectif de la campagne océanographique FRONTALIS, explique Christophe Maes, est d’étudier le front de salinité situé le long de l’Équateur, car il est impliqué dans les déplacements du réservoir d’eau chaude de l’océan Pacifique tropical ouest, et donc dans les oscillations du phénomène El Niño/La Niña ». Rappellons que cette zone géographique du réservoir d’eau chaude, d’une superficie supérieure à celle de l’Europe, est caractérisée par des températures océaniques de surface toujours supérieures à 28°C et qu’elle influence, en retour, le comportement de l’atmosphère. C’est ce couplage particulier entre l’océan et l’atmosphère qui est au cœur du phénomène El Niño et qu’il convient de mieux cerner.

Il s’agit également de la première contribution française au déploiement du réseau international ARGO dans l’océan Pacifique, actuellement riche de plus de 1500 flotteurs répartis dans les océans Atlantique, Indien, Pacifique et Austral. Les informations transmises par ces flotteurs (de l’ordre de 55 000 profils par an) sont essentielles à l’étude des océans et du climat, tant pour les chercheurs que pour les centres de prévision météorologique et climatique. Le réseau ARGO correspond aujourd’hui à la première source d’information concernant les deux premiers kilomètres des océans.

Plusieurs aspects du programme ARGO sont uniques et novateurs pour un système d’observation des océans :

- Les données sont disponibles librement et sans restrictions à tous les utilisateurs.

- Ces données sont disponibles avec un délai inférieur à 24 heures, après des contrôles de qualité préliminaires.

- Les observations couvrent toutes les saisons, jusqu’aux hautes latitudes, contrairement à celles réalisées par des navires de recherche, qui sont rares en hiver dans les zones d’accès difficile.

- Ces observations sont uniformément réparties sur la surface du globe, à l’exclusion des régions couvertes par les glaces de mer.

- La qualité et la précision des mesures permettent de détecter les variations subtiles liées au changement climatique et elles complètent ainsi les données satellitaires existantes.

- Le déplacement des flotteurs dans leur phase d’immersion est une indication utile des courants en profondeur, permettant d’en déduire par exemple le transport de chaleur effectué par les océans à l’échelle globale.

 
 
 
 
Mise à l'eau de la rosette d'océanographie physique comprenant des appareils de mesure CTD (Conductivity-Temperature-Depth), d'un courantomètre ADCP à effet Dopler et de bouteilles de prélèvement d'échantillon d'eau de mer depuis la plage arrière du navire océanographique l'ALIS lors de la campagne FRONTALIS-3. Le 24 avril 2005 dans l'Océan Pacifique tropical.
 
Préparation (mise à l'eau) d'un flotteur autonome profilant de type PROVOR du réseau international ARGO permettant de suivre l'évolution de la colonne d'eau sur les 2 premiers kilomètres des océans. Campagne océanographique FRONTALIS-3, le 1er mai 2005 dans l'Océan Pacifique tropical.
 

Quelques exemples d’utilisation des données ARGO :

- Calcul du rôle de l’océan dans l’équilibre thermique global.

- A ccumulation et transport de chaleur, échanges avec l’atmosphère.

- Prévision du phénomène El Niño dans le Pacifique tropical.

- Modifications de la salinité liée aux précipitations (surtout en zones tropicales) ou à la fonte des glaces de mer (régions arctiques et antarctiques.

- Interactions océan - atmosphère pendant les moussons et plus généralement prévision saisonnière.

- Suivi du changement climatique et du réchauffement global.

- Évaluation du rôle du milieu (courants, température) dans les fluctuations des écosystèmes et des ressources halieutiques.

- Le rôle de l’océan dans l’évolution des ouragans et des typhons.

- Les données ARGO sont combinées avec d’autres observations (par satellite, par exemple) pour déterminer les courants et améliorer les prévisions dans le domaine de la sécurité et du transport maritime, la prévision des états de mer et les activités offshore.

Pour en savoir plus :


ARCHIVES 2004

Fête de la Science 2004 en Nouvelle-Calédonie

La Fête de la science a été décalée cette année en Nouvelle-Calédonie, en raison de la tenue des assises de la recherche française dans le Pacifique. Cette manifestation a donc été organisée du 22 au 27 novembre par l’association calédonienne des enseignants en sciences Symbiose.

Yves Bourgeois, réalisateur de l’agence audiovisuelle Atom, était l’invité vedette de cette manifestation. Il a en effet réalisé de nombreux documentaires scientifiques, notamment «Parfums d’aventure », « La fièvre de l’or vert, le roi Nick », ainsi que les deux films sur la mission de Lapérouse à Vanikoro. Du lundi 22 au mercredi 24 novembre, Yves Bourgeois a parcouru toute la Nouvelle-Calédonie à la rencontre des classes pour discuter des défis, des plaisirs et enjeux de la communication et de la vulgarisation scientifique. Ses interventions visaient à montrer que sciences pouvaient rimer avec aventures, voyages et découvertes.

Jeudi 25 novembre, le centre IRD de Nouméa a ouvert ses portes pour des visites guidées et une projection de trois films documentaires : « Termites Attack », « La Cordillère blanche » et « Abeilles mutantes ». Trois groupes d'une dizaine de personnes ont donc parcouru les couloirs du Centre et les séances de projection ont eu une quarantaine d'auditeurs chacune.

 
Visite guidée au Centre de Nouméa, US 001, Enbiopac, Biodiversité terrestre et environnement dans le Pacifique tropical.
 
Visite de l'herbier du Centre, contenant plus de 70000 échantillons. Explications, anecdotes, conseils.

 
Participation des doctorants aux visites guidées, ici ceux de l'UR 128 Coréus.
 
Entretien avec Dominique Laurent sur la ciguatera, UR 152, Pharmacochimie des substances naturelles et pharmacophores redox.

A 18h, une conférence Découverte a été organisée en présence d’Yves Bourgois. Après la projection de son film « Parfums d’aventure », les auditeurs ont pu poser des questions sur les arômes et les parfums naturelles aux spécialistes de l’IRD et du CNRS, respectivement Pierre Cabalion et Vincent Dumontet.

 

 

Enfin, la semaine de la Science s’est cloturée par la journée phare du samedi, qui a réuni dans la salle d’honneur de la mairie de Nouméa, tous les groupes scolaires participant au Concours des jeunes scientifiques organisé par l’association Symbiose. Le service Information Communication du centre de Nouméa a proposé à son stand de nombreuses publications de l’IRD, ainsi qu’un jeu permettant au public de tester ses connaissances sur la ciguatéra.

     
 
Stand de l'IRD, mairie de Nouméa, Mina Vilayleck et Isabelle Périn.
 
Des participantes au jeu sur la ciguatéra.

Plusieurs groupes lauréats du prix des Jeunes scientifiques se sont vus récompensés de leurs travaux. Le prix des collèges a été remis par Fabrice Colin, directeur du centre IRD de Nouméa.

   
 
Officiels, de dr à g : Michel Barat et Alain Signor du vice-rectorat, Jean-François Marini et Louis Le Franc du Haut-Commissariat, Fabrice Colin, directeur de l'IRD Nouméa, et Charles Washetine du Gouvernement de Nouvelle-Calédonie.
 

 
La journée du samedi s'est déroulée dans la salle d'honneur de la mairie de Nouméa.
 
Remise d'un des prix du concours des Jeunes scientifiques par Fabrice Colin, directeur du centre IRD de Nouméa.

Un nouveau Directeur à la tête du Centre IRD de Nouméa

Fabrice Colin vient de prendre ses fonctions de directeur du Centre IRD de Nouméa et de représentant de l'IRD pour la région Pacifique. Géochimiste de formation, spécialiste de l’étude des latérites tropicales, il dirigeait l’unité de recherche 37 dont les travaux portent spécifiquement sur la biogéodynamique supergène et la géomorphologie tropicale. Depuis 1999, il était chargé de mission auprès des ministres de la recherche et de l’outre-mer pour la mise en place du Centre de recherche et de technologie sur le nickel, dont la création a été confirmée officiellement par François d’Aubert, lors des assises de la recherche française dans le Pacifique.

     
 
Âgé de 49 ans, Fabrice Colin vient de prendre la direction du Centre IRD de Nouméa.
 
Christian Colin a été affecté au Centre IRD de Dakar après un mandat de six ans sur le territoire.
 

 

 
 
  Le personnel du centre a dansé le "Pilou" pour saluer ses deux directeurs, en présence des membres de la direction générale, en mission à Nouméa pour les assises de la recherche.  

 


Visite de François d'Aubert, Ministre de la Recherche

A l’occasion des Assises de la recherche française dans le Pacifique, François d’Aubert, ministre de la Recherche, a visité le Centre IRD de Nouméa, le 25 août dernier. En compagnie notamment de Daniel Constantin, Haut-Commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, il a ainsi pu découvrir les activités menées par les unités de recherche suivantes :

  • Enbiopac (biodiversité terrestre et environnement dans le Pacifique tropical), US 001.
  • Camélia (Caractérisation et modélisation dans les écosystèmes lagonaires), UR 103.
  • CoRéUs (Approche écosystémiques des communautés récifales et leurs usages dans le Pacifique insulaire), UR 128.
 
 
   
De gauche à droite, François d'Aubert, Serge Calabre, Daniel Constantin, Christian Colin.
 

François d’Aubert a été guidé au cours de ses rencontres avec les chercheurs par Serge Calabre, Directeur général de l’IRD, en mission en Nouvelle-Calédonie pour les Assises et Christian Colin, Directeur du Centre IRD de Nouméa.


Diaporama de la visite Ministérielle

 

 

Assises de la Recherche Française dans le Pacifique, une vitrine réussie des activités scientifiques

Les assises de la recherche française dans le Pacifique se sont déroulées du 24 au 27 août 2004 à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie. Succès et échanges productifs étaient au rendez-vous, préfigurant le renforcement des collaborations scientifiques régionales.

 

 

Connaître la biodiversité terrestre et marine, gérer de façon rationelle les ressources naturelles, évaluer les risques géologiques ou concilier savoirs traditionnels et médecine moderne… Les objectifs de ces premières assises de la recherche dans le Pacifique étaient de présenter un bilan des études menées en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française, à Wallis et Futuna et dans les états voisins, d’identifier des problématiques de recherche communes pour élaborer les futures orientations et renforcer les coopérations régionales.

« Cette manifestation a été pour moi l’occasion de constater la richesse naturelle, humaine, culturelle et scientifique de cette région du Pacifique sud », a déclaré François d’Aubert, ministre délégué de la recherche, en déplacement à Nouméa à cette occasion.

 

François d’Aubert, ministre délégué de la recherche : « La recherche doit aider au développement ».

Challenge réussi donc. Au cours de ces trois journées très denses, six thèmes principaux ont été abordés : les écosystèmes marins et les milieux terrestres, les aléas naturels et la variabilité climatique, les cultures et identités océaniennes, la santé et l’environnement ainsi que la formation à la recherche. Au total, 56 exposés, 321 posters et 6 ateliers de réflexion ont permis aux participants de plancher sur les problématiques locales et les stratégies à développer pour répondre aux besoins de la région. L’éventail des thèmes abordés et la qualité des communications ont confirmé que le potentiel scientifique de la région du Pacifique, rapporté à sa population, était tout à fait exceptionnel.

Délégations étrangères nombreuses

Plus de 400 scientifiques ont assisté à ce colloque, parmi lesquels une centaine d’étrangers venus d’Australie ou de Nouvelle-Zélande, et également des états insulaires océaniens comme les îles Fidji ou la Papouasie-Nouvelle-Guinée. « Les travaux menés dans la région par la France sont trop souvent ignorés. Il est important de les faire connaître », a souligné Denise Fisher, consule générale d’Australie.

   
 
Plus de 400 participants étaient présents au centre culturel Tjibaou.
 

A l’issue des assises, une synthèse des travaux a été rédigée. Les grands enjeux et objectifs associés aux thèmes, ainsi que les moyens à mettre en œuvre ont été décrits. Les principales recommandations concernaient notamment le partage des connaissances par l’instauration de réseaux thématiques régionaux, la formation de personnel compétent et le développement de plateformes technologiques. Sur ce point précisément, François d’Aubert a ainsi annoncé la création d’un centre national de recherche technologique « Nickel et environnement » en Nouvelle-Calédonie. « Ce centre, a-t-il précisé, doit se concevoir sous forme de partenariat avec, notamment, les opérateurs miniers et les collectivités locales. Il est déjà pourvu d’un budget d’amorçage qui sera complété lors du prochain contrat de développement ».

Autre orientation préconisée à l’issue de la conférence : le développement des deux universités de la Nouvelle-Calédonie et de la Polynésie française dans le Pacifique. Etant donnée leur implication dans les thématiques liées à l’insularité, la constitution d’une Ecole doctorale pluridisciplinaire conjointe a été proposée. Un tel programme pourrait bénéficier des collaborations avec les universités Antilles-Guyane et de la Réunion, ainsi que des partenariats avec les organismes de recherche nationaux. Enfin, à terme, ce projet serait élargi aux universités du Pacifique (University of the South Pacific basée à Fidji, ou les universités australiennes et néo-zélandaises).

Temps fort pour l'IRD

En étroite relation avec les représentants de l’Etat et des autorités calédoniennes, plusieurs chercheurs de l’IRD ont contribué activement à l’organisation des assises. Pour le centre de Nouméa en particulier, les retombées attendues sont nombreuses en matière de coopérations scientifiques régionales. Retour sur quelques temps forts.


Un point de départ pour de nouvelles collaborations

Pour Serge Calabre, directeur général de l’IRD, elles « marquent le point de départ de nouveaux programmes, de nouvelles collaborations avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande, comme avec d’autres pays de la zone ». Le colloque précèdait de quelques mois le renouvellement des deux tiers des unités de recherche de l’institut, parallèlement à la préparation du prochain contrat quadriennal qui débutera mi-2005. Une occasion unique donc, de faire le point des projets en cours et des thématiques à développer en Nouvelle-Calédonie, mais aussi dans la région du Pacifique.
 
   
François Aubert, Ministre de la Recherche, guidé par Serge Calabre, directeur général de l'IRD, lors de son passage au Centre de Nouméa, durant la période des Assises de la recherche.


Le Prix des doctorants attribué à une thésarde de Nouméa

Parmi les 321 posters présentés, une soixantaine émanait de l’Institut de recherche pour le développement. Le prix des doctorants d’une valeur de 419 € a été décerné à Séverine Jacquet, en accueil à l’UR Camélia au Centre IRD de Nouméa. Elle y termine une thèse sur les réponses des communautés planctoniques aux influences anthropogéniques dans le lagon sud-ouest de la Nouvelle-Calédonie, sous la direction de Jean-Pascal Torréton. Un autre lauréat ex aequo, Jean-Brice Herrenschmidt, a été récompensé pour ses recherches sur les territoires coutûmiers et le développement en Mélanésie. Le jury était composé de représentants des provinces de la Nouvelle-Calédonie, de l’Université de la Nouvelle-Calédonie et l’Université de la Polynésie française.
 
   
François Aubert, Ministre de la Recherche, Michel Mathieu, Haut-Commissaire de la République en Polynésie Française, lors de leur visite à l'exposition des 321 posters des Assises de la recherche.



Pour de plus amples renseignements consulter le site :

http://www.assises-recherche-pacifique.org

 

L'ALIS en carénage annuel

L'ALIS, navire Océanographique de l'IRD, se rendra dans l'archipel des Salomons durant le mois de juillet 2004, pour récolter des invertébrés marins (éponges, ascidies, échinodermes, algues). L'équipe de scientifique est composée de Claude Payri, algologue, de trois plongeurs biologistes, d'un ingénieur chimiste et d'un étudiant salomonais de l'Université du Pacifique Sud à Fidji.

Cette campagne a été demandée par l'UMR 152 IRD - Université Paul Sabatier (Pharmacochimie des Substances Naturelles et Pharmacophores Redox). Le traitement des organismes, c'est-à-dire la recherche des principes biologiquement actifs dans les différents domaines de la cosmétique et de la santé intéressant en particulier les maladies dites du sud (paludisme, dengue), s'effectuera dans le cadre d’un projet de valorisation de la biodiversité du Pacifique sud, co-financé en particulier par l'AFD (Agence Française de Développement), qui regroupe des partenaires métropolitains publics et privés (Laboratoires Pierre Fabre).

L'ALIS, a effectué plusieurs mois de missions bien remplies dans la région Pacifique Sud. Missions demandées par certaines UR/US du Centre IRD de Nouméa, missions nécessaires et mises en oeuvre pour la réalisation des travaux de recherche des différents programmes.

L'ALIS, qui compte un équipage de 11 personnes, passera tout le mois d'août en carénage annuel à Nouméa, avant de repartir en septembre pour une nouvelles année de missions diverses.

 

 

 

L'ALIS a quai entre ses nombreuses campagnes.

 

 

Visite de Jean-Michel Marlaud, Ambassadeur de France en Nouvelle-Zélande

Jean-Michel Marlaud, Ambassadeur de France en Nouvelle-Zélande, a visité le mardi 29 juin 2004 le Centre IRD de Nouméa, afin de discuter des collaborations scientifiques de l’Institut dans ce pays.

Coopérations scientifiques de l’IRD avec la Nouvelle-Zélande
L’IRD continue d’entretenir d’étroites relations scientifiques avec la Nouvelle-Zélande directement de Nouvelle-Calédonie, mais aussi de métropole, notamment dans le domaine de la géophysique en mer. Deux chercheurs de l’Institut ont déjà séjourné au NIWA (National Institute for Water and Atmospheric Research) et à l’IGNS (Institute for Water and Atmospheric Research) sur une période de deux ans (participation aux opérations en mer, au dépouillement, à l’interprétation et à la publication des résultats scientifiques). Les activités entreprises avec des institutions de recherche ou des universités néozélandaises sont décrites ci-dessous. Les Assises de la Recherche programmées du 24 au 28 août 2004 devraient être l’occasion de relancer à nouveau cette coopération régionale.
 
 
 
Jean-Michel Marlaud à son arrivée au centre IRD, accueilli par Christian Colin.

Collaborations avec les Institutions de recherche

  • NIWA (National Institute for Water and Atmospheric Research)
    - UR 065 : Laboratoire d’études en géophysique et océanographie spatiales (Legos)
    - UR 103 : Caractérisation et modélisation dans les écosystèmes lagonaires (Camélia)
    - UR 055 : Paléo-environnement (dans le domaine de la dendrologie)
  • IGNS (Institute of Geological and Nuclear Sciences)
    - Wairakei Research Centre / Taupo en géophysique marine avec l’UR 082 (Géosciences Azur)
  • HORT Research Institute
    - US 001 : Biodiversité terrestre et environnement dans le Pacifique tropical (dont l’ethnopharmacologie), dans le domaine de la biodiversité agricole et microbienne

Collaborations avec les Universités

  • University of Auckland
    - Department of Geography dans le domaine des Sciences de l’Eau (UR 103)
  • University of Wellington
    - Division of Geology Department dans le cadre du programme Paléoclimat de l’UR 055
    - Unitec/ Institute of Technology /Dept of Landscape and Plant Sciences en Pharmacologie dans le cadre du programme Substances Naturelles d’origine marine de l’UR 152

 

Visite d’Eugène Berg, ambassadeur de France à Fidji

Eugène Berg a pris ses fonctions d’ambassadeur de France à Fidji il y a deux mois. De passage en Nouvelle-Calédonie, il a rencontré mardi 2 juin des représentants des instituts scientifiques du territoire. La réunion s’est déroulée au Centre IRD de Nouméa.


A cette occasion, Eugène Berg a rappelé que des liens de coopération existent entre la Nouvelle-Calédonie et les Îles Fidji, notamment dans le domaine de la formation et de la recherche.

A titre d’exemple, citons le partenariat du Centre IRD de Nouméa avec la South Pacific University soutenue par l’ambassade de France à Suva. Dans une douzaine de matières, des séminaires sont organisés en collaboration avec les scientifiques basés à Nouméa. Les échanges sont nombreux, notamment dans le domaine de l’océanographie physique et de la génétique des poissons.
 
 
 
Réunion avec des représentants des instituts scientifiques : de gauche à droite, Nicolas Barré (Institut agronomique néo-calédonien), Eugène Berg, Hugues Nordi (Secrétariat permanent de la France dans le Pacifique), Fabrice Colin, Christian Colin , Alain Berlioz (Institut Pasteur de Nouvelle-Calédonie). 

     
  Interview d’Eugène Berg dans les jardins de l’IRD.   Visite du Centre de Documentation avec Christian Colin.  

 

Une Journée des Doctorants 2004 à l’IRD Nouméa

Les étudiants en thèse au Centre IRD de Nouméa ont présenté leurs travaux, le jeudi 27 mai, à l’occasion d’une « Journée des doctorants », à laquelle ils ont convié leurs camarades des autres organismes scientifiques du territoire.

Effervescence dans l’auditorium du Centre IRD de Nouméa : les retardataires rendent leurs présentations à Olivier Pringault, l’un des coordonnateurs de cette journée. L’assistance est jeune : tous les stagiaires du Centre, en DEA ou préparant d’autres formations, sont venus écouter leurs aînés présenter leurs travaux. « Nous nous sommes rendus compte, en discutant entre nous, que nous ignorions souvent qui fait quoi, d’où l’organisation de cette journée », résume Daouda Traoré, doctorant en dernière année. L’exercice existe depuis plusieurs années déjà en France, mais c’est la première fois que les doctorants en sciences s’y prêtent en Nouvelle-Calédonie. « C’est l’occasion pour eux de s’exprimer en public, comme ils devront le faire pour leur soutenance de thèse », explique Christian Colin, Directeur du Centre de Nouméa.

Le Centre IRD de Nouméa accueille 25 doctorants dans divers thèmes de recherche : géologie, géophysique, botanique, biologie humaine, système d’information géographique, etc. Certains sont allocataires du ministère de la recherche et de la technologie mais la plupart bénéficient de bourses Cifre (avec des sociétés minières comme Inco ou la Société Le Nickel), du Prix d’encouragement à la recherche de la Province Sud, de conventions avec le programme ZoNéCo ou des entreprises privées. Les autres thésards effectuent leurs doctorats au sein de l’Ifremer, de l’Institut agronomique néo-calédonien ou de l’Université de la Nouvelle-Calédonie.
 
 

« Votre travail doit être connu à l’intérieur, mais aussi à l’extérieur », souligne Daniel Constantin, Haut-Commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, lors de la séance d’ouverture. « Un Comité consultatif de la recherche a été mis en place en Nouvelle-Calédonie », rappelle-t-il en précisant que la journée des doctorants doit faire partie intégrante de la politique de communication des instituts scientifiques. Message reçu : devant le succès de la manifestation, la journée des doctorants sera reconduite l’année prochaine.

Atelier Europe


Les chercheurs de Nouvelle-Calédonie s’informent des conventions européennes

Un atelier sur les possibilités de financement des programmes de recherche scientifique par l’Union européenne a été organisé les 25 et 26 mai au Centre IRD de Nouméa.

Olivier Monga et Caroline Chu, de la Direction des Relations Internationales de l’IRD, sont venus présenter aux chercheurs du Centre de Nouméa et à leurs partenaires, les possibilités de financement par la Commission européenne. En effet, la Nouvelle-Calédonie est associée à l’Europe par le biais de son appartenance à la France. A ce titre donc, les instituts scientifiques basés sur le territoire peuvent bénéficier des aides européennes, mais peu y ont recours faute d’informations. « Or, dans certains domaines, comme la biodiversité ou la faune marine, le Pacifique est un observatoire privilégié », a souligné Olivier Monga. En matière d’environnement, les chercheurs basés en Nouvelle-Calédonie peuvent donc participer au programme communautaire de recherche et de développement (PCRD), l’Europe considèrant par exemple, qu’un dérèglement climatique observé dans le Pacifique peut se répercuter à l’échelle planétaire.

 
 
  Une soixantaine de chercheurs ont participé à l’atelier Europe.  

 


Lors de l’ouverture de l’atelier Europe, Daniel Constantin, Haut-Commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, a donc incité les chercheurs à « séduire Bruxelles », en préparant des dossiers pertinents, impliquant si possible des équipes européennes. « L’Europe sera présente aux Assises de la recherche en août prochain », a-t-il rappelé, « nous devons, à cette date, répondre à son attente ». L’appui financier de l’Union européenne pourrait également couvrir des missions de chercheurs. « Nous travaillons déjà avec des pays du Pacifique comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande, Fidji ou le Japon », a précisé Christian Colin, Directeur du Centre IRD de Nouméa, « ce serait bien que l’Europe soit présente aussi ».
 
 
 
Olivier Monga (DRI de l’IRD), Yves Corbel (Directeur adjoint de la CPS), Daniel Constantin (Haut-Commissaire), Christian Colin (Directeur du Centre IRD de Nouméa).

 

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