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ActualitÉ > Sismologie

 

Activité sismique récente

Cartes de séismicité

Le Pacifique Sud Ouest subit régulièrement des séismes qui représentent environ un tiers de la sismicité mondiale. Nous vous présentons trois cartes où figurent les derniers séismes enregistrés, le Pacifique Sud Ouest dans son ensemble et deux sous-régions : l'arc des Nouvelles-Hébrides et la région Fidji-Tonga. Pour ne pas se faire une fausse idée de la sismicité, il faut comparer ces cartes avec celles couvrant une période plus longue.

Ces informations sismologiques (localisation, profondeur, magnitude) viennent du NEIC (National Earthquake Information Center, Denver, Colorado, USA, http://neic.usgs.gov/), qui calcule avec un léger délai tous les épicentres des séismes du monde entier de magnitude supérieure à 4. L'enregistrement et le traitement des séismes prennent des temps variables et parfois l'information peut avoir quelques heures de retard.

Les séismes superficiels qui ont un foyer situé entre la surface et 70 km de profondeur sont représentés par un disque rouge dont le diamètre est proportionnel à la magnitude du séisme. La valeur des magnitude est précisée dans le coin supérieur droit de l’image.
Les séismes profonds, ayant leur hypocentre situé entre 70 et 600 km de profondeur sont représentés par un disque noir. Le dernier séisme est représenté en jaune avec un contour fin s'il est superficiel (0–70 km de profondeur) et un contour épais s'il est profond (supérieur à 70 km). .

Pour en savoir plus sur les travaux de Géologie-Géophysique entrepris par l'IRD dans le Sud Ouest Pacifique voir la page de l'Unité 082 Géosciences Azur du Département "Milieux et Environnement"

 

Dans le Pacifique Sud-Ouest

La carte de séismicité récente du Pacifique Sud-Ouest représente les 40 derniers séismes qui se sont produits dans la région durant la période indiquée dans le titre. Cette carte est actualisée toutes les heures. La date de création de la carte est indiquée en bas à gauche.


Le Pacifique Sud-Ouest est la région de contacts entre deux plaques tectoniques, la plaque Australienne et la plaque Pacifique. La plaque Pacifique passe en dessous (subduction) de la plaque Australienne entre la Nouvelle-Zélande et les îles Samoa, le long de limites de plaques dénommées Tonga-Kermadec. La plaque Australienne passe en subduction sous l'Arc des Nouvelles Hébrides et des îles Salomons. Au niveau de la Nouvelle-Guinée, les limites de plaques deviennent très complexes. Les vitesses de subduction dans cette partie du monde sont de l’ordre de 10 cm/an, avec un maximum de 24 cm/an au Nord des Tonga.

Cette carte des séismes récents est à comparer avec la carte représentant plus de vingt ans de séismicité. Celle-ci ne compte que les séismes de magnitude supérieure à 5.

Au Vanuatu (Arc des Nouvelles-Hébrides)

La carte de séismicité récente du Vanuatu représente les 20 derniers séismes qui se sont produits dans la région, durant la période indiquée dans le titre. Cette carte est actualisée toutes les heures. La date de création de la carte est indiquée en bas à gauche.

 

L'arc des Nouvelles Hébrides est le lieu de rencontre entre la plaque Australienne et le Bassin Nord Fidjien. La plaque Australienne (qui supporte la Nouvelle Calédonie et les Îles Loyauté) se plie et passe sous l'Arc des Nouvelles Hébrides (subduction). Vers le sud de l'Arc, la vitesse de subduction est d'environ 10 cm/an, c'est-à-dire que les îles de Lifou et de Tanna se rapprochent l'une de l'autre à une vitesse de 10 centimètres par an.

Cette carte des séismes récents est à comparer avec la carte représentant plus de vingt ans de séismicité. Seuls les séismes de magnitude supérieure à 5 y sont représentés.

 

A Fidji-Tonga

La carte de séismicité récente de la région Fidji-Tonga représente les 20 derniers séismes qui se sont produits dans la région, durant la période indiquée dans le titre. Cette carte est actualisée toutes les heures. La date de création de la carte est indiquée en bas à gauche.

 

La zone sismique des Fidji-Tonga est le lieu du passage (subduction) de la plaque Pacifique au dessous de la plaque Australienne. Ceci se traduit par une forte sismicité qui se prolongue jusqu'a plus de 600 km de profondeur.
A l'extremité Nord des Tonga, la vitesse de subduction atteint la valeur maximale de 24 cm/an. La sismicité est plus diffuse et très superficielle dans le bassin Nord Fidjien.

Cette carte des séismes récents est à comparer avec la carte représentant plus de vingt ans de séismicité. Seuls les séismes de magnitude supérieure à 5 y sont représentés.

 

Magnitude d'un séisme
 
La magnitude d’un séisme est une grandeur qui rend compte de l’énergie rayonnée par un séisme. Pour calculer cette magnitude, les sismologues utilisent les amplitudes des différentes ondes sismiques émises :
– les ondes P : ce sont des vibrations longitudinales, compressives. Leur vitesse de propagation atteignent 3,5 à 14 km/s, suivant la nature des roches et la profondeur à laquelle elles se propagent.
– les ondes S : ce sont des vibrations transversales, de cisaillement, perpendiculaires à la direction de propagation. Elles sont environ 1,7 fois moins rapides que les ondes P.
– les ondes de surface : ce sont des ondes superficielles, de grande longueur d’onde. Elles sont plus lentes encore que les ondes S.

Les ondes sismiques ne sont pas émises de manière isotrope (càd, identique dans toutes les directions de l’espace), et elles s’atténuent en fonction de la distance parcourue. Les stations sismologiques enregistreront donc des amplitudes différentes. Même en tenant compte de la distance épicentrale (distance entre l'épicentre du séisme et la station sismologique), les magnitudes calculées à partir de ces amplitudes seront légèrement différentes. La magnitude finale sera ainsi la moyenne des magnitudes calculées aux différentes stations.

Selon les ondes étudiées, il existe donc plusieurs magnitudes :
– la magnitude Mb calculée à partir des ondes de volume;
– la magnitude Ms calculée à partir des ondes de surface;
– la magnitude de Moment Mw calculée à partir de l'ensemble du signal.
Parfois, elles peuvent diverger d’une unité de magnitude.

Il ne faut pas confondre les notions de magnitude et d’intensité. L’intensité reflète l’échelle des dégâts causés par un séisme. Par exemple, l’intensité VI sur l’échelle de Mercalli correspond à la fissuration des murs peu solides. Un séisme de faible magnitude, mais très proche d’une cité, peut faire des dégâts importants et donc avoir une très forte intensité.

 

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