Les terrains miniers constituent des milieux très pauvres en éléments majeurs (phosphore, calcium, potassium, azote) anormalement riches selon le cas en magnésium, en nickel et en manganèse. La flore qu'ils portent est adaptée à des conditions de nutrition minérale très difficiles pour les plantes. Beaucoup d'espèces des terrains miniers sont peu exigeantes en éléments minéraux majeurs et plus ou moins insensibles à la phytotoxicité du sol. Ainsi certaines accumulent-elles impunément du nickel ou du manganèse dans leurs tissus tandis que d'autres semblent freiner la pénétration de ces éléments dans leurs racines.
La flore de ces zones est largement diversifiée. Elle compte plus de 1800 espèces de phanérogames, dont plus de 900 se rencontrent dans les formations basses plus ou moins ouvertes appelées localement " maquis miniers ". C'est dans ces derniers que l'on rencontre des espèces qui sont à la fois peu exigeantes en éléments majeurs, résistantes aux teneurs excessives du sol en magnésium, nickel, parfois manganèse, ainsi qu'à l'aridité du milieu, et qui sont donc particulièrement aptes à se développer sur les anciens sites miniers.
L'implantation de ces espèces variées sur les sites concernés permettra de fixer le sol en surface et donc de lutter contre son érosion, de reconstituer les paysages dégradés, de réguler les débits hydriques et de restaurer la diversité biologique des écosystèmes. Ces espèces " sauvages " représentent un potentiel végétal adéquat pour une restauration durable des anciens sites miniers. Leur utilisation courante passe par leur domestication et notamment la maîtrise de leur multiplication et de leur implantation sur sites.