Les édifices coralliens sont les plus importantes bioconstructions connues de la planète. Les madrépores en constituent une part non négligeable. Jean-André PEYSONNEL les a décrits en 1723, comme des organismes appartenant au règne animal. Le corail ou madrépore appartient à l'embranchement des cnidaires, au même titre que les méduses, les gorgones, les anémones de mer et le corail noir. Ils ont tous en commun des cellules urticantes, dont ils se servent pour se défendre ou paralyser leurs proies.
Généralement organisés en colonies, ils vivent en symbiose avec des dinoflagellés : les zooxanthelles. Ces " microalgues ", situées dans la chair des coraux, utilisent l'énergie solaire pour réaliser la photosynthèse dont les produits aident à la calcification du squelette du corail. En échange, le corail fournit grâce à ses déchets organiques des " engrais " à ses symbiotes. Les zooxanthelles fournissent bien-sûr de l'oxygène et consomment du gaz carbonique, et c'est ainsi que l'on peut considérer les récifs comme de véritables poumons de la planète au même titre que les forêts.