Le nombre d'espèces diminue d'ouest en est ; il en est naturellement de même de la diversité des tailles, des formes, des coloris... Les zones les plus riches sont l'Indonésie, les Philippines et la Papouasie Nouvelle-Guinée. La Nouvelle-Calédonie figure parmi les zones riches (environ 1200 espèces) ; à l'inverse, la Polynésie Française fait partie des zones les plus pauvres (environ 650 espèces).
Toutes les familles de poissons ne sont pas concernées de la même façon par cette diminution d'ouest en est. Certaines, telles que celle des poissons papillons (Chaetodontidae) sont peu affectées. D'autres, telles que celles des bossus et des becs de cane (Lethrinidae) ou celle des loches (Serranidae), comportent beaucoup plus d'espèces dans le Pacifique occidental que dans le Pacifique oriental. Il résulte de ces variations que la diversité des tailles, des formes, des coloris et des comportements... change également d'une zone à l'autre du Pacifique. C'est ainsi que les poissons de très petite taille sont plus nombreux en Nouvelle-Calédonie qu'en Polynésie Française ou encore qu'on observe davantage de poissons mangeant du plancton dans notre région que dans le Pacifique tropical central.
Cette tendance s'observe également pour les poissons d'intérêt commercial. On constate en effet que le choix du consommateur porte sur plus d'espèces en Nouvelle-Calédonie (environ 220 espèces consommables) qu'en Polynésie Française (environ 100 espèces consommables).