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Déséquilibres biologiques dûs à l'action humaine La forêt sclérophylle : un exemple brûlant

Tanguy Jaffré, Jean-Marie Veillon & Frédéric Rigault

Le terme "FORET SCLéROPHYLLE" désigne l'ensemble des formations forestières intactes ou plus ou moins dégradées, sempervirentes constituées d'espèces végétales à feuillage dur, vernissé, caractérisées par une strate arborescente dominée par des arbres de faibles dimensions (15 m de haut et 40 cm de diamètre, pour les plus gros), d'un sous-bois prenant l'allure de fourré plus ou moins denses composé d'arbustes, de buissons, de nombreuses lianes et de quelques herbacées (des Graminées pour l'essentiel).

S'étendant jadis de 0 à 300 m d'altitude sur plus de 4000 km2, elle ne couvre aujourd'hui qu'une superficie d'environ 350 km2 sous forme de lambeaux relictuels isolés, bien différents les uns des autres par leur composition floristique, le long de la côte Ouest et Nord (Nouméa, Païta, Bouloupari, Moindou, Poya, Pouembout, Voh, Arama,...).

Elle ne se développe que dans les zones les plus sèches de la Grande Terre, là où la pluviométrie annuelle est souvent inférieure à 1000 mm et les températures élevées, sur des substrats variés la plupart de temps sur des roches sédimentaires (calcaires, phtanites, grès, flyschs,...)

Elle est exclue des roches ultramafiques, mais il arrive parfois que des colluvions d'origine ultramafique recouvrent le substrat sédimentaire (comme à Pindaï, Nékoro, Pouembout) sans que cela ne nuise à son développement.

Le caractère sclérophylle de cette formation est donc lié au seul déficit hydrique du milieu, ce qui lui vaut d'être appelée parfois " forêt sèche "



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