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La classification linnéenne et les codes de nomenclature

Dans son Systema Naturae (1735) LINNé a proposé de désigner les espèces par un binôme composé d'un nom de genre suivi du nom d'espèce (nomenclature binominale). Ce binôme est éventuellement suivi d'un nom de sous-espèce. Une citation formelle doit inclure en outre le nom de l'auteur et de la date de parution du travail. Les Codes Internationaux de Nomenclature (code de botanique, de zoologie, et code applicable aux bactéries et actinomycètes) réglementent la formation et l'application des noms scientifiques. Ce processus de normalisation est en cours aujourd'hui pour la nomenclature des virus.

Pour être valide, une espèce doit être décrite par référence à un individu, le type ou holotype : la description doit être publiée et le spécimen correspondant (individu ou fragment d'individu conservé, planche d'herbier) devient la " mesure étalon " de l'espèce. En hommage à l'oeuvre de Linné, le point de départ de la nomenclature zoologique est fixé arbitrairement au 1er Janvier 1758, année où parut la 10è édition du Systema Naturae. Les codes définissent aussi les catégories hiérarchiques (les taxons) dans lesquelles sont regroupés les êtres vivants. Les 7 catégories subordonnées suivantes sont les plus utilisées :

Règne Phylum Classe Ordre Famille Genre Espèce
Animal Arthropodes Insectes Lépidoptères Papilionidae Papilio montrouzieri
Au sein de ces niveaux, on crée parfois des subdivisions intermédiaires : sous-ordre, super-famille, sous-classe, sous-genre ou sous-espèce, variété, forme... Ces niveaux classificatoires devraient avoir une signification évolutive, et être homologues dans tout le monde vivant. Mais ils restent encore très souvent arbitraires.


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